PARTIE ïï, CHAPITRE H
humiliante, pour racheter fhomme perdu par le péché. — Quel mal ce doit donc être que le péché !
Toute FEcriture sainte, d'un hout à l'autre, nous fait voir que le péché est la source de tous les maux ; que ■ toutes les souffrances, les calamités et les désastres de la vie ont leurprincipe dans le péché. La faute d'Adam * nous ferma l'entrée du paradis, et par elle la mort est entrée dans le monde. — Le déluge est une punition du péché. — Les crimes des villes pécheresses de Sodome et de Gomorrhe eurent le plus épouvantable dénouement. — Toutes les plaies d'Egypte furent autant de châtiments dont Dieu punit l'endurcissement des Egyptiens. — Des milliers dTsraélites allèrent dans le désert, et y périrent par le glaive en punition de leurs fautes. Plusieurs périrent à cause de leur intempérance. Tous ceux qui étaient sortis de l'Egypte, à l'exception de deux, moururent dans le désert et ne purent entrer dans la terre qu'ils souhaitaient si ardemment de voir. Même dans la terre promise, les Israélites expièrent leurs péchés par des guerres nombreuses que Dieu leur cila. — îl y eut une longue et terrible Bécheresse du temps d'Elie, et la famine qui la suivit fut une punition du péché. — Ce fut en punition de leur infidélité que iaé]i tes furent captifs en Assyrie, et. plus tard, les habitants du royaume de Juda à Babylone. — Nous avons une autre preuve de l'énormité du péché dans la ruina de Jérusalem. — Que le péché soit le plus grand de tous les maux, c'est ce que reconnurent clairement Joseph, Suzanne, le courageux Eléazar, car ils firent peu de cas des biens temporels et de la mort même, lorsqu'il leur fallut choisir. — Le royal pénitent, David, pleura amèrement sa chute et composa, en signa
di- son repentir, les Psaume.- delà pénitence. — Pierre déplora sa fonte comme le plus grand malheur; et sainte Madeleine, bien qu'elle eût appris de la bouche même du Seigneur qne ses crimes lui étaient pardonnes, ne laissa pas de les pleurer pendant toute sa vie. — Le bon larron estimait que les douleurs qu'il endurait sur la croix notaient pas en proportion avec ses pc- - ; c'est pourquoi il ne demanda pas, comme celui qui était à gauche, d'être délivré de la croix, mais il se contenta de prier que ses crimes lui fussent pardonnés.
è. Une veuve, nommée Olympie, menait une vie remarquable par sa sainteté et sa pureté. Son temps, ses soins, sa fortune, étaient exclusivement consacrés à des œuvres de piété et de miséricorde; car elle possédait une immense fortune. De riches et avides bourgeois de Constantinople prirent plaisir à la persécuter et à lui intenter des procès. Réduite enfin à la misère, elle it à saint Jean Ghrysostôme pour lui raconter ses malheurs. Mais ce Père de l'Eglise lui déclara qu'elle avait tort de considérer comme un malheur ce qui venait de lui arriver? On vous enlèvera peut-être juridiquement votre fortune. m vousotera le soin de L'administrer et de la distribuer aux pauvre», comme c'était votre coutume. On vous bannira de la ville pour vous laisser errera travers de lointaines contrées, c'està-dire que vous ferez pour Dieu ce que tant d'autres font par curiosité. On vous fera peut-être mourir, ou, en d'autres termes, on vous obligera à payer jilus tût une dette qu'il faudra tôt ou tard acquitter, et la mort ▼OUI conduira dans le pa; nées.
Rappelez-vous cet( jie je vous ai dite souvent