PARTIE II. CHAPITRE II
aussi/près delà fontaine de Haran, Fkunible prière du serviteur d'Abraham; celle de Jacob, qui craignait son frère Esaiï; celle de Moïse, qui pria si souvent, sur les bérds de la mer Rouge, pour le peuple Israélite, lorsqu'il manquait d'eau, etc. — Il prêta aussi une oreille favorable à la prière de Samuel, pendant la guerre (1. Rois, 7, 8). ainsi qu'aux prières que David adressait à Dieu lorsqu'il était en butte aux persécutions incessantes de ses ennemis; à la prière que Jonas épouvanté fit au Seigneur dans le ventre de la baleine. — Elie demanda à Dieu de faire tomber la pluie devenue si nécessaire (3. Rois. 17). — Lorsque Judith se disposait à partir pour aller tuer Holopberne, elle se réfugia dans la prière et exhorta ses concitoyens à unir leurs supplications aux siennes pour détourner le danger qui les menaçait. — Estker disait à Mardoehée : «Rassemblez tous les Juifs que vous pourrez trouver et priez tous pour moi. » Et le danger de la mort qui les menaçait, fut détourné [Esth. 4.). — Suzanne priait le Seigneur en versant des larmes, et elle fut inopinément sauvée parla sagesse de Daniel {Daniel, 13.). — Nous lisons que touteslesfois que Judas Machabée priait le Seigneur, il était vainqueur. Deux fois il fut vaincu, mais nous ne voyons pas qu'il eût alors prié avant de combattre (1 . Mach. c. 9 et H. — Le divin Sauveur nous montre lui-même par son exemple à la montagne des Olives, u'il pria son Père « d'éloigner de lui ce calice», que nous pouvons prier Dku qu'il nous délivre i maux temporels. — Lorsque Pierre était en prison, et que déjà le jour approchait où il allait • uté,
toute lacommunaut Les pria pour sa délivrance,
et il fut sauvé.
h. Lors du voyage que saint Augustin fit en Afrique en 388, il logea quelque temps à Cartilage chez un de ses amis, nommé Innocent, homme d'une grande piété, qui eut longtemps à souffrir de certaines fistules hémorrhoïdales. Il avait déjà subi plusieurs opérations, et déjà on le croyait guéri, lorsque les médecins découvrirent une fistule qu'ils avaient laissé subsister par mégarde et qu'ils déclarèrent ne pouvoir être enlevée san- danger pour sa vie. On fixa un jour pour cette opération. Pendant cet intervalle, il fut visité par un grand nombre de personnes pieuses, et entre autres par Saturnin, évèque d'Uzale en Afrique. — Un jour que, suivant leur coutume, elles vinrent sur le soir voir le malade, il les pria de la manière la plus attendrissante d'assister le lendemain matin à ses funérailles plutôt qu'à ses souffrances, ce que tous lui promirent. Ensuite, continue saint Augustin, nous nous mimes en prières, et nous étant agenouillés et prosternés en terre selon notre coutume , le malade s'y jeta lui- -inème avec tant d'impétuosité , qu'il semblait que quelqu'un l'eût fait tomber rudement, et il commença a [nier. Mais qui pourrait exprimer de quelle manière, avec quelle ardeur, quels transports, quels torrents de larmes, quels sanglots, tellement que tous ses membres en tremblèrent et qu'il en (Hait presque suffoqué. Je ne sais si tous les autres priaient , pour moi je ne le pouvais faire, je disais seuli ment en moi-même ce peu df mot- : a Seigneur, quelles prières de vos serviteurs exaucerez-vouSj si vous n'exaucez celle-ci?» Là-di
nous 1' v.iin, 3 et, s avoir reçu la bénédiction i\y ; s, — Le Lendemain
matin, les assistants se retrouvèrent chez le malade