‹ Catéchisme historiqueChapitre 248 sur 275 · PARTIE II. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE II. CHAPITRE II

comme ils le lui avaient promis. Les médecins entrent, on prépare tout pour l'opération, on délie les bandages; le médecin regarde, cherche de L'œil et de la main l'hémorrhoïde qu'il devait découvrir. Enfin , après avoir bien regardé, il trouve une cicatrice très-ferme. — Il n'y a point de paroles qui puissent exprimer la joie que tous ceux qui étaient présents ressentirent en ce moment, et les actions de grâces qui furent rendues à Dieu ; il vaut mieux le laisser penser que de le dire. — Telle est l'histoire que nous raconte saint Augustin dans un de ses ouvrages {De Civil. Dei, 1. 22, c. 6.).

c. Le 2-4 janvier de l'année 447, un dimanche, vers neuf heures du matin , on entendit tout-à-coup , à Constantinople, un bruit extraordinaire qui fut suivi d'un autre , semblable au bruit de plusieurs voitures. Les habitants, croyant que c'était des signes précurseurs d'un tremblement de terre, s'enfuirent en toute hâte do la ville. On emportait ceux qui étaient dans l'impossibilité de marcher ; les malades dans leurs lits, les enfants dans leurs berceaux ; dans moins d'une heure, les églises, les palais, les maisons et les rues de la ville, tout était bouleversé et offrait l'aspect le plus désolant. Puis eut lieu la première secousse qui renversa les édifices avec un horrible fracas ; ce bruit fut suivi de plusieurs secousses qui se succédèrent sans interruption. La terre paraissait chanceler sur ses bases. Les anciens et les nouveaux remparts de Constantinople, cinquantedeux tour-, une fouir considérable d'églises et de palais, la plupart des monuments publics, des colonnes et des statues offraient le plus désolanl spectacle. — Le Uemblemenl de terre dura plusieurs jours, L'empereur, le sénat, la cour et toute la masse du peuple, retirés à la

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campagne, étaient en prière, et, le cœur consterna élevaient vers le ciel leurs mains suppliantes. Toute la contrée qui environnait la ville ressemblait à un temple, «haque co?ur était un autel où chacun, dans sa détresse, implorait sur lui et sur les siens la miséricorde du Seigneur. — Nécessité apprend à prier. — Ce qu'il y eut de plus remarquable , c'est que ceux qui depuis longtemps avaient oublié de prier, ou qui jusqu'alors s'étaient moqué de cette pratique , furent tout-à-coup convaincus de son efficacité, et oubliant leurs railleries, se joignirent aux autres pour demander à Dieu, dans toute l'humilité de leur cœur, qu'il daignât les secourir. Dieu, effectivement, épargna la vie des habitants, car personne ne périt victime lors de ce terrible phénomène (Stolb. R. G. B. 16.).

d. Lorsque le redoutable Attila pénétra dans les Gaules, la ville de Troyes, quoique dépourvue de garnison et de fortifications, fut néanmoius sauvée, grâce à la prière de son évèque, saint Loup. Tandis que le feu et la flamme ravageaient le pays d'alentour, le saint, se rappelant ces paroles du Seigneur : « Poussez vos cris vers moi, dans le temps de la tribulation, et je vous sauverai » (Ps. 49.), adressa une fervente prière au Seignettr pour le conjurer de conserver la ville. Puis il marcha courageusement au devant de l'ennemi. — Ou vit alors se vérifier cette parole : et Que le cœur des puissants, semblable à un torrent, est entre les mains du Tout-Puissant, t Attila fut tourné de la figure vénérable <lu saint, son cœur s'attendrit, et il promit à Péyêqne qu'il épargnerait la ville. Il tint fidèlement sa . v. 17.).

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