‹ Catéchisme historiqueChapitre 250 sur 275 · PARTIE II. CHAUTRE II · texte numérisé non relu

PARTIE II. CHAUTRE II

Ils m'ont appris que toutes les prospérités, toutes les joies, tous les honneurs de la terre, en un mot tout ce qui est passager s'évanouit comme une vaine fumée. Je suis devenu trappiste pour faire pénitence des péchés que j'ai commis pendant les années d'agitation de ma vie passée. A Dieu ne plaise que je sois jamais considéré dans le monde que comme un pécheur pénitent. Qu'on me regarde donc comme un homme qui, après avoir reconnu la vanité des choses du monde et Ténormité de ses fautes, est entré dans Tordre des trappistes pour y travailler, prier, pleurer et mourir sur la paille et la cendre » (Pèlerinage à Jérusalem).

e. Saint François le Séraphique appelait les maladies et les douleurs ses sœurs. Un des religieux de son ordre l'avertissant pendant une grave maladie qui lui causait les plus vives douleurs, de prier le Seigneur d'adoucir ses souffrances, il récita à haute voix cette prière : « Mon Seigneur et mon Dieu, qui êtes dans le ciel, je vous rends grâces pour les douleurs amères que je souffre, je prie votre bonté de les augmenter loin de les diminuer ; car elles sont pour mon salut » (S. Bonav. in vit. c. -14.).

f. Un marchand ayant prié sainte Thérèse de le recommander à Dieu dans ses prières, la sainte lui accorda sa demande. Lorsqu'elle le vit dans la suite, elle lui adressa ces paroles : « Je vous ai recommandé à Dieu, et il m'a révélé que vous êtes écrit dans le livre de vie. Pour vous le prouver, je vous déclare que dès à présent rien ne vous prospérera plus sur la terre. » — Ce que sainte Thérèse avait prédit, arriva; car peu de temps

- les vaisseaux que le marchand avait sur la mer eenlèreat à fond, et il eut la douleur de voir que plu-

sieurs antre? marchands étaient impliqués dans fia porto. Cependant ses amis vinrent à son secours, et l'ai dèreni à équiper un antre Vaisseau, afin qu'il pût réparer au moins une partie de ses pertes. Mais peu de temps s'écoula, et ce vaisseau fit encore naufrage. A cette nouvelle, le marchand se rendit volontairement en prison, d'où cependant ses amis ne tardèrent pas à le retirer, connaissant son innocence. Il tomha hientôt datte te pins affreuse pauvreté, sans perdre toutefois la sérénité de son àme, car il se réjouissait de ne posséder pins que Dieu, et do pouvoir vivre uniquement pour lui. Il termina sa vie par une sainte morte (SUbert's Hausb, S. 131.).

g. Lorsque saint François Xavier était à Lisbonne, il fut souvent affligé en voyant que tout lui prospérait au gré de ses désirs. Il se serait cru dans la disgrâce do Dien s'il n'eût été visité do temps en temps par quelque refèrs. Lorsqu'il lui arrivait de souffrir quelque chose, il s'écriait aussitôt : o Encore davantage, Seigneur, encore davantage î » — Lorsqu'il avait à essuyer quelque contre-coup fâcheux, il faisait entre autres cette prière : « Seigneur, ne m'enlevez pas cette croix, à moins que ce ne soit pour m'en envoyer une plus grande » (ïdem.p. 124 eti36).

h. Iîufin raronte au sujet d'un pionx vieillard, ermite, habituellement malade, que, quand il se «entait débarrassé do sa maladie pendant toute une année, il «-'ii était tellement affligé qui! verrait des larmes, ot adressait au Seigneur ces touchantes paroles : « Seigneur, voua m'avez abandonné, puisque vous n'avez pas daigné, pendant totite une année, me vlsiler a {Vita l>atr.).

Page 1