‹ Catéchisme historiqueChapitre 28 sur 275 · PARTIE I. CHAITTRE H. G · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAITTRE H. G

On avait; selon la remarque judicieuse de Volney, transporté les animaux au ciel ; on les en fit descendre pour les honorer sur la terre. En outre, les prêtres qui formaient la majorité de la classe lettrée, abusèrent de la crédulité du peuple pour faire considérer certains animaux et certaines plantes comme étant d'origine divine, et rengagèrent à leur vouer un religieux respect; espérant peut-être en retirer eux-mêmes quelque avantage. Telle fut l'origine du culte des animaux, surtout en Egypte; nous en parlerons plus loin.

Comme l'homme est incapable de se faire une idée d'un esprit pur, on s'imagina peu à peu que Dieu devait avoir comme nous, un corps, des yeux, des oreilles, des mains et des pieds. Plus tard, Dieu restant toujours voilé aux regards des hommes, on le représenta au moyen de statues en bois, en pierre ou en métal, en lui donnant toujours la forme du corps de l'homme, parce que celui-ci est de toutes les créatures la plu? parfaite. Ces images ne devaient sens doute, dans le principe, que rappeler la mémoire du Dieu invisible. — Quand les païens priaient, ils s'agenouillaient devant elles, et les montraient à leurs enfants lorsqu'ils leur parlaient de la divinité. Insensiblement, ils oublièrent, et plus encore leurs enfants, que ces images n'étaient destinées qu'à leur rappeler le souvenir de leurs dieux, que ce n'étaient là que de simples images, des symboles, et bientôt ils les prirentpour leurs dieux eux-mêmes. Dans la -'îite, les images se multipliant, les dieux s'accrurent dans la même proportion. Ces images, on les nomme idoles, ceux qui les adorent, idolâtres. Leur religion porto le nom d'idolâtrie. Voici le fidèle tableau que saint Paul lui-même en a fait: a En s'attribuant le nom de

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sages, ils sont devenus fous et ils ont transporté l'honneur qui n'est dû qu'au Dieu incorruptible, à l'image d'un homine corruptible, et à des figures d'oiseau, de bêtes à quatre pieds et de serpents. » [Rom. 1. 23).

On se faisait aussi des images des personnes mortes ou absentes auxquelles on rendit peu à peu le même culte qu'aux idoles. On lit, à ce sujet, dans le livre de la Sagesse (14, 15.) : « Un père affligé de la mort précipitée de son fils, fit faire l'image de celui qui lui avait été sitôt ravi, et il commença à adorer comme Dieu celui qui, comme homme, était mort un peu auparavant; il lui établit parmi ses serviteurs un culte et des sacrifices. » — Avec le temps, cette coutume impie s'enracina de plus en plus et fut observée comme une loi. Les rois exigèrent aussi que l'on rendit un culte divin à leurs images. — Nous en voyons un exemple (Daniel, 3. 4-2-2) dans l'histoire de Nabuchodonosor, qui forçait ses sujets à adorer ses statues d'or. Quiconque s'opposait aux ordres du roi était jeté dans une fournaise ardente, comme le furent les trois jeunes hébreux dont nous avons parlé.

Les poètes et les prêtres ne cessèrent dans la suite d'ajouter au nombre des dieux. Mille fables furent inventées par eux et livrées en pâture à un peuple ignare et crédule ; les passions,les faiblesses des hommes, ils les attribuèrent à leurs divinités , en leur donnant des femmes et des enfants, elles qui n'étaient qu'une invention de leur imagination poétique.

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