‹ Catéchisme historiqueChapitre 29 sur 275 · Absurdités de l'idolâtrie · texte numérisé non relu

Absurdités de l'idolâtrie

a. Les pratiques ridicules de l'idolâtrie sont fort bien

dépeintes dans le livre de la Sagesse ; principalement celles de l'adoration des images. « Ceux-là sont vraiment malheureux et n'ont que des espérances mortes, qui ont donné le nom de Dieu aux ouvrages de la main des hommes, à For, à l'argent, aux inventions de Fart; aux figures des animaux, et à une pierre de nul usage façonnée parle travail d'une main antique. Car un ouvrier habile coupe par le pied dans une forêt un arbre bien droit, il en ôte adroitement toute Fécorce, et, se servant de son art, il en fait quelque meuble utile pour Fusage de la vie. Il se sert du bois qui est demeuré de son travail pour se préparer à manger; et voyant que ce qui lui reste n'est bon à rien, que c'est un bois tortu et plein de nœuds, il le taille avec soin tout à loisir, lui donne une figure par la science de son art, et en fait l'image d'un homme ou de quelque vil animal, et, le frottant avec du vermillon, il le peint de rouge lui donne une couleur empruntée, et en ôte avec adresse toutes les taches et tous les défauts. Après cela, il fait à sa statue une niche qui lui soit propre, la place dans une muraille et la fait tenir avec des fers de peur qu'elle ne tombe. D. use de cette précaution, sachant qu'elle ne peut se tenir elle-même. Il lui fait ensuite des vœux, l'implore pour sa fortune, pour sa femme et ses enfants. Il prie pour sa santé un fragile morceau de bois, il appelle à son secours celui qui ne peut le secourir. Pour avoir des forces dans un voyage, il s'adresse à celui qui ne peut marcher; et lorsqu'il pense à acquérir ou à entreprendre quelque chose, et qu'il est en peine du succès de tout cela, il implore celui qui est inutile à tout » (13. -10-10). David, dans son Psaume 113, dit en parlant des idoles: « Elles sont l'ouvrage

des mains des hommes ; elles ont une bouche et ne parlent point, des yeux et ne voient point, des oreilles et n'entendent point, des narines et ne sentent point, des mains et ne peuvent rien toucher, des pieds et ne sauraient faire un pas. »

b. Le peuple de Canope, en Egypte, vénérait une idole d'argile remarquable par la grosseur monstreuse de son ventre sans poitrine et qui, de plus, avait une tète dépourvue de cou. Ses pieds étaient de simples échasses sans avoir absolument aucune des formes d'un pied et d'une jambe. La partie inférieure du reste du corps était percée de petits trous remplis de cire. Quant à l'intérieur, il était entièrement creux et rempli d'eau. Ainsi préparée, on allumait un grand feu sous l'idole que les Ghaldéens, 'adorateurs du feu, regardaient comme la plus puissante divinité. La cire, déposée dans les petites ouvertures, se fondait à la chaleur, et l'eau qui en sortait éteignait naturellement le feu. Là-dessus les insensés poussaient des cris de joie et se vantaient que leur dieu était plus puissant que celui des Chaldéens, qui était le feu, puisqu'il avait été vaincu par le leur {S tolb. R. G. B. 13).

c. Les anciens Egyptiens ont raconté toutes les fables imaginables sur les dieux et les déesses de leur pays. — Il est surtout question d'Osiris et d'Isis sa femme. Ils bâtissaient des villes, faisaient des lois et enseignaient l'agriculture. — Lorsqu'Osiris mourut, son esprit passa dans le corps d'un bœuf, nommé Apis, qui fut vénéré à Thèbes, dans un temple magnifique. Plusieurs l'entouraient, occupés uniquement à l'honorer, et les

niaient devant lui et l'adoraient, A la mort d'Apis, naissait aussitôt un veau dans lequel

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