DES PROPRIÉTÉS DE LA FOI CONSIDÉRÉE COMME PREMIÈRE YERTU THÉOLOGALE
A. Notre Foi doit être fermo.
1. Déjà dans l'Ancien Testament, nous voyons briller quelques héros de la foi dont rien, même la mort la plus cruelle , ne pouvait ébranler la confiance qu'ils avaient en Dieu et en sa révélation. Remarquons tout d'abord :
a. Abraham, qui croyait avec simplicité et confiance toutes les vérités que Dieu lui révélait. Quoique vivant au milieu des idolâtres qui avaient déjà perdu la vraie foi, semblable à une colonne, il demeura inébranlable dans sa croyance, sans s'inquiéter des fimestes exemples de ceux qui l'entouraient. Dieu lui ordonna de quitter son pays et de se rendre dans un autre que le Seigneur lui indiquerait ; Abraham ajouta foi aux paroles du Seigneur, et partit. Arrivé dans la terre de Chanaan, le Seigneur lui promit que ses successeurs posséderaient ce pays, et il le crut. Dieu lui révéla, en outre, que sa
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postérité serait aussi nombreuse que les étoiles du ciel, ce qui à cette époque était encore très-peu vraisemblable, mais il le crut encore sur la parole du Seigneur. — Dieu lui fit connaître que sa volonté était qu'il lui immolât son fils , Abrabam le crut et obéit en se rendant avec Isaac sur la montagne de Moria. C'est pourquoi nous lisons dans l'Ecriture : Abraham crut et sa foi lui fut imputée à justice {Gènes. 42 etseqq.).
b. Nabuchodonosor avait fait ériger une grande statue , avec ordre à tous de se prosterner en terre et de l'adorer, mais aussi avec la menace que quiconque refuserait d'obéir à cette injonction, serait jeté dans une fournaise ardente. Trois jeunes Hébreux restèrent inébranlables dans la foi qui leur prescrivait de n'adorer que le vrai Dieu, et préférèrent être précipités dans la flamme , plutôt que de trahir leur conscience ( Daniel, 3.).
c. Eléazar, à l'âge de quatre-vingt-dix ans, fut sollirit»\ sous le roi Antiochus, de renier sa foi, et comme preuve de son renoncement , de manger de la viande de porc, chose défendue aux Juifs. On lui ouvrit la bouche de force pour le contraindre d'en manger. — Mais il préféra mourir plutôt que d'agir contre les prescriptions de la foi. Quelques-uns des assistants, ?es amis, voulurent, par compassion, lui présenter d'autres viandes et lui persuader de faire semblant d'en manger afin qu'il échappât à la mort ; mais Eléazar répondit : « Contentez-vous de me rendre à la terre et de me porter au tombeau, car il ne convient pas à un homme de mon âge de se cacher sous le masque de l'hypocrisie ; en me voyant, la jeunesse s'imaginerait qu'Eléazar. ce vieillard de quatre-vingt-dix ans,, est aussi un païen ;