‹ Catéchisme historiqueChapitre 42 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE H · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE H

pourrez jamais dans quelque coin de la maison que vous vous retiriez ! — Comment, reprit Paphnutius, vous savez qu'il y a un Dieu? — Eh! sans doute, je le sais, répondit Thaïs étonnée ; je sais aussi qu'il existe un paradis pour les bons et un enfer réservé aux impies. — Eh! puisque vous le savez, reprit Paphnutius d'un ton sévère et pénétrant, comment pouvez-vous mener une vie aussi criminelle en face d'un Dieu qui vous voit? » Ces paroles allèrent jusqu'au fond du cœur de cette pécheresse, qui, contrite et repentante, se jeta aux pieds du saint homme, fit une pénitence austère, et mourut comme une sainte après avoir vécu longtemps dans les rigueurs de la pénitence (Ibid).

e. Basile, empereur de la Grèce, donnait à son fils Léon ce beau conseil : « Jamais, mon fils, vous ne vous repentirez d'une seule de vos actions, si, chaque fois que vous voudrez entreprendre quelque chose, vous êtes vivement persuadé que Dieu vous voit et vous observe ; et de cette manière, vous n'oserez jamais, soit en public, soit en secret, faire quelque action coupable. Si vous croyez pouvoir vous soustraire aux regards des hommes, vous n'échapperez jamais à la vue de Dieu qui pénètre dans les plus profonds abimes du cœur ! l d (Mansi. 6. n. 6. )

f. Un missionnaire prêchait un jour que Dieu est présent en tous lieux, qu'il remarque et observe tout, qu'il connaît nos plus secrètes pensées. Là-dessus un païen adonné à toute espèce de crimes lui répondit : a Nous n'avons que faire d'un Dieu qui voit tout ; nous

(1) Ce serait aussi le lieu de citer l'histoire si connue de l'ci*fcnt devant la corbeille de nommes [Jais, 1. a.).

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menons nnc vie passablement libre ; nous ne saurions vouloir qu'on entendit ni qu'on vit ce que nous faisnrir. » Ainsi le païen refusait de se convertir parce que la croyance à un Dieu qui sait tout l'aurait troublé dans e criminelle. (Ilcrùsfs, Exemplb. 1. 29).

g. Le philosophe Sénèquc écrit : a La plupart des fautes ne seraient pas commises, si Ton avait toujours un témoin à ses cotés. » Aussi saint Cassian dit-il, que la présence de Dieu ferme le passage au péché et laisse L'entrée libre à la vertu. Cicéron lui-même ajoute {De nat. dcor. 1. 1.) : «Quel est celui qui ne craindrait pas un Dieu qui voit tout, pénètre tout et juge tout ce qui existe? »

h. Le philosophe Thaïes dit que les hommes devraient se rappeler sans cesse que les dieux voient tout et que tout est rempli de leur présence. Cette pensée serait d'un cHet salutaire pour la morale. Comme on lui demandait un jour si certaines actions n'échappaient pas quelquefois à l'attention des dieux ; il répondit : a Pas même les pensées, afin que nous conservions non-seulement nos mains, mais encore nos cœurs purs de toute souillure ; car nous croyons qu'il existe dans les cieux un Etre qui connaît nos pensées les plus intimes. » {Val. Max. 4.7. c. 2).

i. Boleslas IV, roi de Pologne, avait coutume de porter toujours A son cou un portrait en or de son père. Chaque fois qu'il voulait dire ou entreprendre quelque • d'important, il le regardait et le baisait on di- : a 0 mon père ! ;i Dieu ne plaise que je dise ou entreprenne jamais quoi que ce soit d'indigne de v<

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