‹ Catéchisme historiqueChapitre 45 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE II

lui enleva tous ses biens, et elle fut chassée du pays. Réduite comme une mendiante à se traîner de porte en porte avec ses trois enfants, et à mendier son pain, elle, la fille d'un roi, et à essuyer souvent d'amers reproches, elle se consolait souvent dans son abandon, par la pensée que Dieu connaissait son innocence, et qu'étant le protecteur des affligés, il ne l'abandonnerait jamais, non plus que ses petits enfants. — En effet, son innocence ayant été plus tard reconnue, on lui rendit ce qu'on lui avait injustement ravi : ses biens et son rang.

SENTENCES

a. « Quoi que je fasse, s'écriait saint Augustin, vous êtes toujours, Seigneur, l'observateur fidèle de mes pensées, de mes dégoûts, de mes souffrances, de mes joies et de toutes mes œuvres. » {Aug. C. 14 Soliloq.).

b. Dieu est tout œil, parce qu'il voit tout, il est tout bras, parce qu'il fait tout, il est tout pied, parce qu'il est partout (Id. Ep. 30.).

c. « C'est alors seulement que les hommes se laissent aller à des fautes grossières, quand ils se persuadent que Dieu ne les voit pas, ou qu'il ne s'occupe pas de ce qu'ils font. » (S. Basil. Orat. 2. De prec).

d. Quand nous combattons ici-bas pour notre foi, nous avons pour témoins, Dieu, Jésus-Christ et les anges. « Quelle gloire ! quel honneur inénarrable que de combattre en face de tels spectateurs, et de conquérir la palme du triomphe ! » (S. Cyp. ad Tiburit.).

e. Sénèque écrivait ces remarquables préceptes à son ami Lucilius : a Dieu est proche de vous, il est à côté

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de vous, et même il est en vous. Je vous le dis, mon cher Lucilius, un être sacré habite en nous, qui observe et nos bonnes et nos mauvaises actions. Personne ne saurait vivre heureux sans Dieu. » (Senec. Ep. M.

COMPARAISONS

a. De même que le serviteur d'un prince est animé par la présence de son maître et se sent plus disposé à remplir fidèlement les devoirs de sa charge, ainsi les serviteurs de Dieu doivent sentir leur zèle s'enflammer pour le bien à la pensée que Dieu les voit et est témoin de toutes leurs actions.

b. Saint Cyrille atteste {contra JvMan.)y que les Egyptiens se représentaient Dieu comme le grand œil du monde, qui pénètre et approfondit toutes choses. C'est pourquoi, ils avaient fait un sceptre d'or, au sommet duquel on remarquait un œil démesurément ouvert. Par le sceptre, ils voulaient signifier sa puissance et sa souveraineté, et par l'œil, sa science universelle. En plaçant l'œil au haut du sceptre, ils voulaient indiquer que des hauteurs où Dieu habite, il contemple tout, et que sa science universelle sert d'œil à sa toutepuissance.

c. Comme les Israélites étaient guéris des morsures des serpents par la vue du serpent d'airain, nous devons, nous aussi, fixer nos regards sur Dieu, afin de n't'trc pas blessés mortellement par les tentations. La pensée de la présence de Dieu nous fera rougir, dès que notre imagination s'arrêtera à quelque chose do mauvais, et cette rougeur est le signe de la santé <!•' notre ame ou de notre guérison.

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