‹ Catéchisme historiqueChapitre 47 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE H · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE H

Ainsi Dieu voulut que la fille du roi d'Egypte arrivât précisément à l'endroit du fleuve où Moïse enfant se trouvait couché dans une corbeille, et qu'au moment où on le découvrit, il poussât des cris plaintifs. Dieu profita de cette circonstance non-seulement pour sauver l'enfant, mais encore pour le faire élever comme un fils de roi et l'instruire dans toutes les sciences des Egyptiens , afin qu'il parvint à la hauteur de sa mission , qui était la délivrance du peuple Juif (Fxod. 2.).

La circonstance, ce semble, peu importante de l'insomnie du roi Assuérus, qui, pour passer la nuit plus agréablement, se fit lire l'histoire de son règne, sauva la vie à Mardochée et aux Israélites qui se trouvaient en captivité à Babylone ; car on tomba sur l'endroit où il est écrit comment Mardochée avait donné avis de la conspiration de Bagathan et de Tharès qui avaient voulu l'assassiner, lui le roi Assuérus.

C. David, bien qu'il eût été sacré roi dès son enfance, fut en butte à de nombreuses persécutions et dut errer comme un transfuge, afin qu'il se formât à l'humilité et à la compassion : ce fut seulement après ces longues épreuves que la divine Providence réleva sur le trône. Aussi nous adresse-t-il à chacun de nous ces belles paroles : « Découvrez au Seigneur votre voie, et espérez en lui, et il fera lui-même ce qu'il convient pour vous.» (Ps. 36, 5.).

La sagesse de Dieu éclata surtout d'une manière sensible dans sa conduite à l'égard du peuple israélite. Il le laissa passer quarante ans dans le désert, afin qu'éloigné du voisinage des idolâtres, sa foi en Dieu se fortifiât et s'affermit. Tous ceux qui, en Egypte, avaient

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vii les exemples contagieux des païens, moururent dans le désert. Deux seulement furent épargnés. Dieu voulait se former un peuple nouveau qui devait être comme le germe d'où sortirait une religion nouvelle. Il lui donna une autre loi, loi qui respirait une haute sagesse, car elle s'occupait à la fois du bien-être spirituel et corporel du peuple. Moïse en fut le promulgateur et le défenseur. Plus tard, la Providence eut recours à des moyens de répression violents tels que la guerre, la famine et autres châtiments semblables, pour le ramener de ses égarements et le préserver d'être infidèle à sa religion. La captivité en Assyrie et celle de Babylone servirent à maintenir, au sein même de l'idolâtrie, les Israélites dans leur foi, et à les affermir dans la vraie religion. Ils prirent en haine la religion de leurs oppresseurs; ce que l'idolâtrie, vue de loin, avait eu d'attrayant, perdit alors son charme, et après l'avoir considérée de près, ils reconnurent la superstition et la fourberie du culte des fausses divinités. En se répandant dans plusieurs pays étrangers, les Israélites, fortifiés dans leur croyance en un seul vrai Dieu, convertirent à la vraie religion un grand nombre d'idolâtres, et ainsi, ils contribuèrent à la diffusion du christianisme. Au reste, nous serions entraîné trop loin, s'il nous fallait rapporter en détail tous les exemples que nous trouvons dans l'ancien et le nouveau Testament sur la conduite de la divine Providence; ils sont d'ailleurs suffisamment connus. — Nous rappellerons seulement, la délivrance de Susanne, celle de Tobie par L'ange Raphaël, relie d'Elie dans le désert, celle de l'enfant Jésus des mains d'Hérodu, etc.

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