‹ Catéchisme historiqueChapitre 51 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE II

où, après s'être acquitté avec zèle des fonctions de son emploi, pendant vingt-trois ans, il mourut en odeur de sainteté (Ber. Eerc. B. Eccl. anno 870.).

e. Une jeune personne nommée Bathilde, orpheline dès sa plus tendre jeunesse et issue d'une noble famille, était tombée entre les mains d'un marchand d'esclaves qui l'amena en France pour y être vendue. Erchinoald, majordome à la cour du roi Glovis II, l'avait achetée ou plutôt sauvée des mains de ce marchand. Il fit élever cette pauvre fille comme si elle eût été sa propre parente. Plus tard, le roi ayant appris à la connaître la prit pour femme, et c'est ainsi que d'esclave qu'elle avait été autrefois, elle ceignit son front de la couronne royale. Après la mort de Clovis II, elle administra le royaume en qualité de régente pendant la minorité de l'ainé des princes; elle régna avec douceur et sagesse. Comme elle connaissait par expérience le sort déplorable des esclaves, elle s'efforça d'en entraver, par de sabres lois, le commerce qui, à cette époque, était exercé presque uniquement par les Juifs, ou bien elle aidait à ceux qui étaient déjà réduits à cette condition à recouvrer leur liberté. Elle finit par entrer dans un couvent pour consacrer entièrement ses jours au service du Seigneur, et mourut de la mort des saints (Herbst's Extïii£jl* K. 11.).

8. Plus le danger est imminent, plus aussi le secours du Seigneur est proche.

a. Lorsque saint Paulin, évoque de Noie, était étendu but son lit de mort, le prêtre Postumiamus vint lui annoncer^ avec une certaine inquiétude, que quelques

marchands n'étaient pas encore payés pour le drap qu'ils avaient fourni pour habiller les pauvres. — Paulin s'efforça de tranquilliser ce calculateur inquiet par ces paroles : ne perdez pas courage, mon fils, et soyez assuré qu'il se trouvera quelqu'un qui voudra bien se charger de la dette des pauvres. » Le même soir, arriva un prêtre de Lucanie qui lui remit cinquante pièces d'or de la part de deux personnes. Le saint mourant remercia à haute voix le Seigneur de n'avoir pas été trompé dans sa confiance en sa bonté paternelle. Il fit payer les marchands, et le reste de l'argent fut distribué aux pauvres (Stoïb. R. G. B. 16).

à. Malchus embrassa dès sa jeunesse la vie d'ermite, et vécut pendant très-longtemps dans toutes les austérités de la pénitence. Il fut pris subitement d'un ardent reerret de la maison paternelle, et, malgré les instances qu'on lui fit pour l'engager à rester, il persévéra dans son dessein de retourner à la maison auprès de sa mère qui vivait encore. Arrivé entre Edesse et Beroa, il fut obligé de traverser un affreux désert pour arriver à Antioche, situé à proximité de la maison de son père. Là il fut assailli par une bande de brigands sarrasins qui remmenèrent prisonnier. Plus tard il fut acheté par un seigneur qui lui confia la garde de ses troupeaux. Chez ce même maître servait aussi une esclave chrétienne qui consolait Malchus chaque fois que la déplorable situation où il se voyait venait jeter le trouble et le désespoir dans son àme. mie L'exhortait à mettre sa roce dans La divine Providence qui ne tarderait pas délivrer «l'une position où Leur foi était exposée à tant «le dangers el de persécutions, et, en effet, ils trouvèrent bientôt une occasion favorable de prendre la

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