‹ Catéchisme historiqueChapitre 53 sur 275 · PARTIE T. CHAPITRE If · texte numérisé non relu

PARTIE T. CHAPITRE If

encore, non loin de là, les chameaux des deux cavaliers. Ils remercièrent le Seigneur de les avoir préservés d'une manière si providentielle, puis ils montèrent sur les chameaux. Au bout de dix jours, ils arrivaient auprès d'un camp romain, d'où ils furent conduits en Mésopotamie chez le général SabinUs qui leur acheta les deux chameaux et les laissa ensuite s'en aller en toute liberté. Tous deux se firent religieux, afin de remercier le Seigneur de les avoir arrachés à tant de dangers. Malchus mourut en 370 sous le règne de l'empereur Yalentinien, et fut plus tard inscrit au nombre des saints; sa fête se célèbre le 21 octobre. Cette histoire nous est rapportée par saint Jérôme lui-même, qui assure avoir vu ces deux personnes et leur avoir parlé [Ans Domaiiiko's Lehre in Beisp S. 81-L).

c. Pendant l'hiver rigoureux de 1740, dans un village près de Lissa, un loup avait enlevé un enfant de six ans qu'il avait emporté dans une forêt pour le dévorer. Vient à la rencontre du loup un ours qui veut lui ravir sa proie. Le loup est forcé de laisser l'enfant pour entrer en lutte avec Tours qui reste vainqueur après un combat acharné. Pendant cet intervalle et tandis que Tours dévorait le loup, Tenfant, auquel la crainte prêtait encore de nouvelles forces, monta sur un arbre, et au moment où Tours se disposait à Tengloutir lui-même, arriva son père accompagné de son voisin qui accouraient à sa défense. Il tua Tours, et put de nouveau

i entre ses bras son petit enfant échappé sain et sauf à un si grand danger {Mélanges de Goeze, p. 176).

d. Lu 1780, le village de Schladen, situé dans les environ- de Hildesheim, fut le théâtre d'un épouvantable incendie; huit maisons., outre plusieurs appartements

accessoires, devinrent la proie de ce terrible fléau. Au milieu des flammes était une maison que l'on parvint plus tard à sauver, mais dont on ne pouvait approcher à cause de la flamme qui l'enveloppait de toutes parts. On désespérait de la conserver, car le feu y avait déjà fait de terribles ravages. Restait une seule chambre encore intacte et qui déjà commençait à brûler, lorsque l'officier civil entendit tout à coup les vagissements d'un petit enfant qui criait d'une voix déchirante : Mon père ! oh mon père ! On se dirigea vers le lieu d'où partaient ces cris, et l'on trouva un enfant dans un buffet. Derrière lui brûlait le plancher qui venait de s'écrouler, et qui eût infailliblement enseveli l'enfant, s'il fût tombé quelques pas plus en arrière. Une poule brûlait à côté de l'enfant ; quant à ses petits ils s'étaient réfugiés sous la robe de l'enfant où ils avaient trouvé un asile comme sous les ailes de leur mère. Tous les autres objets qui se trouvaient dans la chambre étaient en flamme ; il n'y de sauvés que l'enfant et les poussins qui allaient périr au moment où l'on vint à leur secours (Hannov. Exempb. 4, p. 233).

e. Dans un village vivait un honnête tailleur nommé Hermann. Il avait sn pendant vingt ans subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, tant par son travail assidu que par sa conduite réglée et irréprochable. Aussi ignorait-il les tourments de la faim. — Cependant la disette qui éclata en 1770 le plongea dans une nécessité extrême ; le bon Hermann passait souvent trois à quatre jours sans travail, et la faim ne connaissait pas de répit II fallut se résigner à tout vendre, jusqu'au dernier meuble de sa maison. Un matin il se leva sans savoir ce qu'il mangerait le reste de la journée ; les

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