‹ Catéchisme historiqueChapitre 58 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE n. i · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE n. i

mois retentir à ses oreilles. Ce cri glaça les convives ; devenus immobiles, la tète baissée, ils n'ouvraient la bouche que pour faire place à leurs soupirs; l'empereur lui-même les regardait en silence, lorsqu'un d'entre eux, élevant la voix entrecoupée de sanglots: « Seigneur, dit-il, cet animal nous condamne. Nous est-il permis de nous livrer à la joie, tandis que l'héritier de notre couronne, votre fils, gémit dans les horreurs d'im cachot ? S'il est coupable, il n'est aucun de nous qui ne soit armé pour le punir; mais s'il est innocent, nous sommes tous coupables. Ecoutez-le, jugez-le; qu'il cesse de vivre criminel, ou de mourir victime d'une noire calomnie. » Ces paroles pénétrèrent le cœur de l'empereur, et réveillèrent en lui la tendresse paternelle. Il fit venir son fils, écouta sa défense; et ayant enfin reconnu la perfidie de Santaberen, il embrassa Léon et lui rendit tous ses honneurs et l'amitié qu'il lui avait si injustement retirée (Herbsl's Exempt. 1. 82).

4. Dieu nous envoie souvent des souffrances comme moyen de salut.

a. Les enfants d'Israël oublièrent souvent leur Dieu; ce qui arrachait à Jérémie ces lamentables plaintes : (-2. 13.): « Ils m'ont abandonné, moi qui suis une source d'eau vive, et ils se sont creusé des citernes entrouvertes qui ne peuvent retenir l'eau. » C'est-à-dire, qu'ils ont abandonné le vrai Dieu qui seul pouvait les rendre heureux, pour s'attacher aux fausses divinités qui ne pouvaienl leur être d'aucune utilité; mais il est dit nues (77. 31.): « Lorsque Dieu

les faisait mourir, ils Le recherchaient et retournaient à lui, et ils se balaient de venir le trouver. » — Le roi

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Manassès pécha aussi contre le Seigneur: il fit construire des idoles et séduisit Juda et les habitants de Jérusa- 1< m au point que leurs iniquités prévalurent sur celles des peuples que le seigneur avait exterminés en présence du peuple d'Israël. — Pour les punir, Dieu envoya contre eux le prince des armées du roi d'Assyrie, qui chargea de fers le roi Manassès et l'emmena captif, à Babylone. — Lorsqu'il se vit dans le malheur, il pria le Seigneur et fit pénitence devant le Dieu de ses pères. — Dieu exauça sa prière, il rentra à Jérusalem, et redevint possesseur de son royaume. — Et Manassès releva l'autel du Seigneur et mourut de la mort de ses pères (2. Chron. 33.). — Ce furent aussi les souffrances qui ramenèrent Jonas dans la voie de l'obéissance. — Ce fut la conduite sévère de Joseph envers ses frères qui leur fit reconnaître leurs fautes (1. M. 42). — Dieu a voulu nous montrer par la parole de l'enfant prodigue que c'est par les souffrances qu'il nous ramène à lui {Luc, 45.). Saiïl perdit la lumière des yeux du corps pour recouvrer celle de l'intelligence (Act. 9.).

L'Apôtre lui-même nous dit : « Le Seigneur châtie celui qu'il aime, et il frappe de verges tous ceux qu'il reçoit au nombre de ses enfants. » — Tout châtiment, lorsqu'on le reçoit, semble être un sujet de tristesse et non de joie, mais ensuite il fait recueillir en paix les fruits de la justice à ceux qui auraient été ainsi traités (Heb. 12, 6. 11.).

d. Sainte Moncgonde ne serait jamais parvenue à co degré de sainteté qu'elle atteignit plus tard, si le Seigneur ne l'avait pas attirée à lui par les souffrances. Elle avait deux filles d'une ravissante beauté, au soin et à la parure desquelles elle employait tout son temps,

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