‹ Catéchisme historiqueChapitre 59 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE H · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE H

ce qui ne faisait qu'accroître et nourrir leur vanité et la sienne propre. La mort, inexorable dans ses caprices, lui ravit ces deux chers objets de son cœur dans un âge prématuré. Cet événement faillit lui faire perdre la raison ; dans son désespoir elle invoquait la mort afin de suivre ses enfants dans la tombe. Cependant, les premières impressions de la douleur passées, elle revint à des sentiments meilleurs. Insensée que j'étais, disaitelle, comment osais-je bien faire au Seigneur des reproches aussi injurieux? Ignorais-je que mes enfanta devaient mourir un jour ? Peut-être que le ciel me les a enlevées pour les soustraire à la corruption du siècle et pour m'empècher moi-même de tomber dans l'oubli de Dieu. — Eh bien! dès ce moment je ne veux plus appartenir qu'à Dieu, lui seul possédera mon coeur sans partage. Elle tint parole, renonça au monde et à ses vanités, et se consacra entièrement au service du Seigneur (S. Greg. Tur. de Gïor. Conf.).

e. Un ermite, nommé Eulogius, qui avait trouvé un trésor dans une grotte, perdit bientôt le goût de la vio solitaire. Il se rendit à Constantinople, où, à l'aide do son trésor et de son habileté personnelle, il parvint bientôt aux plus hautes dignités. — Il fut impliqué dans une insurrection contre l'empereur Julien, et ne dut son salut qu'à la fuite. Tous ses biens furent confisqués. Il retourna pauvre dans la cellule qu'il avait délaissée depuis plusieurs années, et mena jusqu'à la fin de ses jours une vie sainte et édifiante (lieras? s Fxempb. 1. 116).

a. Un pieu gentilhomme avait coutume de dire chaque fois qu'il éprouvait quelque revers: a Tout ceci arrive pour mon plus grand bien. j> Un jour, devant

partir pour l'Angleterre, il se cassa la jambe au moment de monter sur Le vaisseau accéléré. Et il répéta:

a Tout ceci arrive pour mon plus grand bien. » Ses amis lui demandant comment un tel accident, qui l'empêchait de faire un important voyage, pourrait être pour son bien, il leur répondit: a Je n'en sais rien, la Rrovidence seule en connaît le secret; quoiqu'il en soit, je crois fermement que cela est arrivé pour mon plue grand bien. » — Peu de temps après, on reçut la nouvelle que le vaisseau avait fait naufrage et que tous les passagers avaient été noyés (Christ. Familienl B. 3. S. 128).

SENTENCES

a. « Mettez toute votre confiance dans le Seigneur, et abandonnez-vous entièrement à sa Providence, et il ne cessera jamais de vous protéger, et quoi que ce soit qui puisse vous arriver tournera à votre plus grand bien, lors même que vous ne vous en apercevrez pas. d (S. Ang. Soliloq. c. 45).

b. On lit dans le philosophe grec Platon, surtout dans le dixième livre de ses Lois, une foule de magnifiques passages sur la Providence divine, a Ne nous permettons jamais de murmurer, si Dieu ne veut arriver au but qu'il s'est proposé qu'en nous faisant passer par les souffrances. Les peines les plus amères peuvent être, pour l'homme vertueux, un sujet de consolation, car La vertu malheureuse finit toujours par rester victorieuse, et le i rime qui paraissait triompher, succombe

i poui ne plus se relever. — Croire que D&eu abandonnera les hommes vertueux qui s'eilbreent, autant

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