‹ Catéchisme historiqueChapitre 60 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE II

qu'il est en eux, de lui ressembler, c'est lui faire une injure. »

c. L'empereur Antonin le Pieux exhortait ses sujets à imiter la patience des chrétiens et, comme eux, à s'abandonner entièrement à la divine Providence. Lorsque quelque malheur vous frappe, ne vous découragez pas. Les chrétiens, ajoutait-il, ne témoignent jamais plus de fermeté et de confiance que quand ils sont' éprouvés par quelque malheur (B. Berc. H. de l'Egl. tom. 1).

d. Le philosophe romain Sénèque, voulant prémunir son ami Lucilius contre la puissance de l'adversité, lui traçait la règle de conduite que voici: « Vous avouerez et vous expérimenterez vous-même que jamais vous ne vous êtes senti plus de courage et de résignation pour supporter les caprices de la fortune et pour lutter contre le malheur, que lorsque vous vous êtes écrié, chaque fois qu'il vous arrivait quelque chose de contraire à vos désirs : « Il en a plu autrement aux dieux; les dieux s'y entendent mieux que personne. » (Senec* ep. 98).

e. Chaque fois que l'empereur Maximilien II était dans l'inquiétude, il se consolait par ces paroles : « Le Seigneur pourvoira. » (Lohn. Bill. 1. 57-4.)

COMPARAISONS

a. De même que les enfants se reposent entièrement sur la bienveillance affectueuse et intelligente de leurs parents, nous devons, nous aussi, nous confier pleinement à la providence de notre Père céleste.

à. I)v6 parents raisonnables sont souvent obligés de

refuser à leurs enfants ce que ceux-ci demandent aveo un désir ardent, parce que le leur accorder serait s'exposer souvent à leur nuire. C'est ainsi que Dieu nous refuse souvent ce que nous lui demandons, parce qu'il ne veut pas agir contrairement à nos intérêts.

c. Ce n'est pas au malade à prescrire ses médicaments, mais à un médecin compétent. — De même aussi la Providence ne veut pas nous laisser le soin de choisir arbitrairement les moyens d'obtenir la santé de notre âme ; ce soin, il se Test réservé à lui-même, la sagesse et la bonté par excellence. Et, comme le malade qui est raisonnable suit ponctuellement les ordonnances de Son médecin, ainsi le chrétien doit se laisser conduire par les sages conseils de son divin médecin.

d. Un pèlerin qui ne cessait de blâmer la marche des affaires du monde, et qui s'imaginait que l'ordre 1q plus parfait y régnerait si tout allait au gré de ses désirs, fut convaincu de la manière suivante de la fausseté de ses vues. — Voyageant un jour à travers un désert, il rencontra une chapelle dans laquelle il entra, non pour y prier, mais pour continuer la série de ses interminables plaintes. A la place du tableau de l'autel, se trouvait une petite fenêtre sur laquelle était représenté un sujet religieux qui, selon lui, était horriblement barbouillé et lui faisait tout l'effet d'une caricature. Il en fut indigné, a Fi! s'écria-t-il, c'est sans doute quelque mauvais peintre qui, dans un accès de fièvre, est venu salir avec du sang et de la suie cette fenêtre qui déjà ne fait pas trop bonne figure où elle se trouve. a— Quel tableau! Voilà bien une image fidèle de ce monde ! même désordre, même contusion que sur cette fenêtre 1 Tout se passe ainsi dans le monde. » — Il

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