PARTIE I. CHAPITRE I
à Dieu qu'ans hommes ; et sur ces paroles , ils furent battus de verges. Mais ils se réjouissaient de souffrir pour le nom de Jésus et ne cessaient de prêcher tous les jours dans le temple et dans les maisons (Act. 5).
b: Le premier qui mourut au milieu des tourments les plus atroces en confessant sa fol, fut saint Etienne. C'est pourquoi il est appelé : Proto-martyr. — Il fut lapidé (Act. 7).
c. Le roi Hérode fit périr par l'épée, Tan 44 après Jésus-Christ, saint Jacques le Majeur, frère de saint Jean; saint Pierre fut menacé du même sort, car le jour de son exécution était fixé après la fête de Pâques : mais il fut sauvé par un ange (Act. 12 .
d. L'apôtre saint Jacques le Mineur, premier évèque de Jérusalem et surnommé le Juste, mourut de la mort du martyre. Il prêchait du haut du pinacle du temple à une multitude innombrable de Juifs que Jésus était le vrai Messie, le véritable Fils de Dieu, qu'il est assis à la droite du Père et qu'il paraîtra un jour, porté sur les nues, pour juger tout l'univers. Les docteurs de la loi et les pharisiens, animés de fureur contre ce généreux confesseur de la foi, montèrent vers lui et le précipitèrent en bas. Mais, quoique les jambes fracassées par cette chute, il fit cette prière : a Seigneur, pardonnez-leur, g car ils ne savent ce qu'ils font. » On assaillit à coups de pierres l'apôtre déjà à demi mort, et un foulon acheva de l'assommer en lui déchargeant sur la tète un coup de levier. Il mourut l'année 62 de Jésus- Christ (Ruiaart's Acten der Martyr. B. 1).
e. Pendant trois siècles, les chrétiens furent en butte aux persécutions des païens et durent conserver la fermeté de leur foi au un lieu des plus horribles tourmeats.
On compte Généralement dix persécutions des chrétiens, dont la première eut pour auteur l'empereur Néron. L'année fti après Jésus-Christ, ce tyran fit mettre le feu à la ville de Rome : presque toute la ville devint la proie des flammes. Pour éloigner de sa personne le soupçon de ce crime, il en accusa les chrétiens auxquels il suscita une persécution sanglante. Un auteur païen (Tac, 4,15. Ann.) atteste qu'une foule immense de chrétiens perdirent la vie. On imaginait les tourments les plus atroces. Quelques chrétiens étaient cloués à des croix, d'autres enveloppés dans des peaux d'animaux sauvages, pour être ensuite jetés en pâture aux chiens affamés ; d'autres, enfin, étaient enduits de poix par tout le corps et placés ainsi dans des jardins pour servir de flambeaux à l'empereur pendant ses promenades du soir. Ce fut sous Néron que furent exécutés à Rome les deux princes des apôtres Pierre et Paul. Après avoir passé neuf mois en prison, Pierre fut condamné à être crucifié, et Paul, en sa qualité de citoyen romain, à périr par l'épée. Le 29 juin de l'année (37 après Jésus-Christ, la sentence portée reçut son accomplissement.
Paul fut décapité à trois milles de la ville de Rome et enterré sur la voie d'Ostie. Le crucifiement de Pierre eut lieu dans le quartier de la ville habité par les juifs. Il demanda comme une faveur d'être crucifié la tête en bas, ne se croyant pas digne de mourir comme son divin maître
f. Saint Ignace, l'un des disciples de l'apôtre s Jean, con< amné par l'empereur Trajan pour avoir
semenl -a foi, lut emmené d'Antioche il était évèqae, à Ruine, et jeté en pâture aux bêles i'é-