‹ Catéchisme historiqueChapitre 69 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE II

ram; la captivité d'Assyrie et de Babylone; la ruine de Jérusalem qui sera racontée au "septième article du symbole; Hérode Agrippa qui fut dévoré par les vers,

etc., etc.

2. La sévérité des châtiments de Dieu se manifeste souvent d'une manière effroyable dans l'histoire de l'humanité.

a L'empereur Néron, dont la cruauté à l'égard des chrétiens se révéla surtout durant les persécutions du premier siècle, tomba bientôt sous les coups de la justice divine. Les soldats se révoltèrent contre lui, et s'étant réveillé pendant la nuit, il apprit que même ses gardes l'avaient abandonné. Il s'élança hors de son ht, appela ses amis, mais personne ne se montra. — Il se mit à courir les rues, et personne ne voulut l'accueillir dans sa demeure. Il ordonna de faire venir un gladiateur pour lui donner le coup de la mort; aucun ne se présenta. « Je n'ai donc plus, s'écria-t-il, ni ami ni ennemi. » Il se mit ensuite à courir du côté de Tibre et voulut se noyer, mais il n'en eut pas le courage. Il saisit sa boite en or dans laquelle il conservait du poison, mais on la lui enleva. Enfin un affranchi, nommé Phaon, lui offrit pour retraite sa maison de campagne. Il monta sur un misérable cheval, s'enveloppa dans un costume sale et dégoûtant, voila sa tête et partit avec Phaon et trois autres compagnons. Treinblant au bruit d'une feuille ou au cri d'un coq, il souffrit toutes les angoisses de la mort. Il fut obligé de passer pn - «fini camp, et entendit les soldats déshonorer son nom et vomir mille imprécations contre lui. Enfin ii arriva auprès de la cour du lieu de son refuge, sans

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oser toutefois entrer. Il descendit de cheval, roda tout autour du bâtiment en se glissant au travers des roseaux el des épines; but dans un bourbier de l'eau infecte et corrompue, et tremblait de frayeur en attendant que Phaon eût fait une brèche dans le mur; puis il passa en rampant sur le ventre pour aller se cacher dans la chambre étroite d'un esclave, sur le lit duquel il se jeta. — Le sénat le déclara ennemi de la patrie, et le condamna à avoir la tète pressée entre une fourche en bois et à être frappé de verges jusqu'à ce qu'il expirât. Ses ennemis découvrirent bientôt sa retraite, et déjà l'on entendait le bruit des chevaux, lorsque saisissant une épée, il se l'enfonça dans la poitrine. — Il mourut la trente-et-unième année de sa vie, le même jour qu'il avait fait mourir sa femme (Sueton. in vit. Ner.)

h. L'empereur Yalérien voulant s'attirer la faveur des dieux, fît mourir un grand nombre d'évèques et de prêtres catholiques Mais le châtiment de Dieu ne se fit pas attendre longtemps. Ayant voulu entamer des négociations, après une bataille malheureuse, il tomba entre les mains de Sapor, roi des Perses, qui le fit enchaîner en lui laissant les ornements impériaux pour l'humilier davantage. Quant Sapor voulait monter à cheval, il le forçait de se prosterner devant lui, et lui mettait le pied sur le cou au heu d'user d'étrier. Enfin il commanda qu'on l'écorehàt vif et qu'on salât son corps. Sa peau, teinte en rouge, fut conservée pour servir demonumenl éternel à l'opprobre des Romains '•. tom. - .

r. Sous 1"' n -m- de Julien à Héliopolis, eut lieu Le le martyre du diacre Cyrille. Les païens, non contents

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