‹ Catéchisme historiqueChapitre 70 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE ÏU J · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE ÏU J

de lui avoir ôté la vie, lui ouvrirent le ventre et mangèrent son foie. Mais la vengeance divine éclata sur tous ces monstres. Les dents leur tombèrent toutes ensemble, leurs langues s'en allèrent en pourriture et ils perdirent en même temps la vue (Ibid. tom. 3).

d. Hunerieh, roi des Vandales, avait fait souffrir de cruelles persécutions aux évèques, aux prêtres et à d'autres catholiques. Mais les revers et les malheurs ne tardèrent pas à fondre sur son royaume. La peste et la famine et mille autres fléaux ravagèrent ces contrées maudites du ciel; mais il fallut la main vengeresse d'un Dieu terrible et implacable pour dompter ce rebelle. Une maladie effrayante, inconnue aux médecins, fondit sur lui et l'étendit bientôt sur un lit de douleur : sa tête, ses mains, ses pieds, en un mot toutes les parties de son corps s'enflèrent démesurément. Tous les efforts des médecins furent impuissants à calmer ses douleurs qui ne cessaient jour et nuit de le tourmenter. Des vers lui sortaient par les parties inférieures du corps; une puanteur insupportable corrompait l'air autour de lui, toutes les parties de son corps tombaient en dissolution. Vivant, il ressemblait déjà à un cadavre hideux et entièrement putréfié. Enfin il perdit la raison, vomit contre lui-même les plus horribles imprécations, se rongea et se déchira le bras avec les dents et moumt dans des accès de rage et de frénésie. Les dernières paroles qui s'échappèrent de ses lèvres furent des paroles de malédiction à son adresse. Il franchit le seuil de l'éternité avec le désespoir d'un monstre tourmenté par lus remords d'une conscience chargée de tous les genres de forfaits (Stolb. R. G. B, 18).

e. Un certain Florentin poursuivait saint Benoit et

faisait tous ses efforts pour le faire sortir du couvent qu'il habitait près d'une grotte où il avait auparavant vécu, pensant par ce moyen le bannir de ces contrées, saint Benoit, pour éviter ces poursuites, se rendit sur le mont Cassin. Florentin se trouvait sous une galerie couverte au moment où il apprit cette nouvelle. Aussitôt ce malheureux se mit à pousser des cris de joie et à s'applaudir de son triomphe; mais pendant qu'il se livrait à ces coupables réjouissances, la galerie s'écroula tout-à-coup et l'ensevelit sousles ruines {Ibidem. Lïb. 18). f. Constantin VI maltraita horriblement ses cinq oncles pour une accusation qui ne reposait sur aucune preuve certaine. A l'un on arracha les yeux, et les quatre autres eurent la langue coupée. Des traitements aussi inhumains ne tardèrent pas à attirer sur lui les vengeances du ciel. Cinq ans après, dans la même chambre et le même jour où il avait ainsi maltraité ses oncles, des conjurés lui crevèrent les yeux. — 11 mourut peu de jours après dans sa vingt-septième année {Ibicl. vol. 2i).

g. Ofla, roi des Merciens, fît assassiner Ethelbert, roi de Kent, pour obtenir plus facilement la main de sa fille cadette et s'emparer de tous les pays qui lui appartenaient. Mais la main de Dieu s'appesantit d'une manière terrible sur ce monstre couronné et sur toute sa maison. Tous les princes de sa famille se succé» lurent rapidement dans la tombe; lui-même, agite par les remords de sa conscience, commença bientôt à chanceler, et vécut encore à peine deux ans après avoir traîné une vie malheureuse et souffrante. Voulant expier ses forfaits, il fit ériger sur la tombe dTîthelbert un superbe mausolée dans l'église de Beeresfort —

Page 1