‹ Catéchisme historiqueChapitre 71 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE n · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE n

Après samort,ilfut enterré dans une chapelle sur les bords de l'Ouse. Mais celui à Fambition duquel des contrées immenses,, l'Angleterre même, paraissaient trop petites, celui qui avait répandu tant de sang pour contenter sa malheureuse passion, et qui alla jusqu'à s'unir à des bandes d'assassins, trouva à peine, après sa mort, quelques pouces de terre solide où ses ossements pussent reposer en paix. L'Ouse se déborda, et ses flots, dans leur impétuosité, renversèrent le monument et entraînèrent dans l'Océan les restes mortels de ce roi. Peutêtre le ventre d'un monstre marin devint-il le tombeau de ce roi cupide et insatiable. — Le désastre du roi Offa atteignit, en partie du moins, ses trois filles. — Ethelride, l'épouse du roi assassiné s'enfuit avec horreur du palais de son père et alla s'enfoncer dans un couvent pour y pleurer les malheurs de sa vie. Elfleda, onze mois après son mariage, devint la plus infortunée des veuves et alla chercher dans un couvent un adoucissement à ses douleurs. Fadburga se rendit en Italie, et tomba à Pavie dans une si affreuse pauvreté, que cette fille royale fut souvent obligée d'implorer la charité des passants pour ne pas mourir de faim (S toit. R. $. B. 25).

h. La mort innocente de Socrate, qui fut obligé d'avaler la ciguë, fut bientôt vengée d'une manière exemplaire sur ses ennemis. Lorsque les Athéniens eurent réfléchi à l'action qu'ils venaient de faire, ils senth rut profondément l'injustice de cette sentence. L'accusateur, Mélitus, fut condamné à mort, et plusieurs parmi ceux qui avaient été cause de ce crime, furent bannis de la patrie. En général, tous ceux qui avaient pria part à la triste destinée de Socrate devinrent telle-

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ment odieux aux Athéniens, qu'aucun d'entre eux ne voulait ni leur permettre de faire du feu dans leur maison, ni répondre à leurs questions, ni se baigner avec eux. Ils regardaient même comme impure l'eau qu'ils avaient touchée. Plusieurs tombèrent dans un tel désespoir qu'ils s'ôtèrent la vie (Galletis Weltges. 2 Th).

i. Saint Kilien, l'un des apôtres de la Germanie, disait au duc Gozbert qu'il avait baptisé à Wurzbourg avec plusieurs seigneurs de sa cour : a Mon cher fils, vous serez en tout agréable à Dieu, si vous pouvez vous résoudre à quitter votre femme, car votre mariage n'est pas légitime. — Vous ne m'avez encore rien proposé de si difficile, lui répondit Gozbert; mais puisque j'ai tout quitté pour l'amour de Dieu, je quitterai, s'il le faut, ma chère épouse .» Geilane, qui ne pouvait se faire à l'idée d'une séparation, chercha à se venger, comme autrefois Hérodiade, à l'égard de saint Jean, lorsqu'il prêchait la pénitence. Profitant de l'absence du duc, elle envoya de nuit un de ses gens pour égorger le saint et ses compagnons. Ils chantaient ensemble les louanges de Dieu. Saint Kilien les exhorta à soutenir généreusement ce combat qu'ils désiraient depuis longtemps. On les enterra la même nuit à la hâte avec leurs coffres, la croix, l'Evangile et les ornements pontificaux. Le duc Gozbert étant revenu, demanda où étaient les serviteurs de Dieu. Geilane dit qu'elle ne savait ce qu'ils étaient devenus; mais le meurtrier se découvrit lui-même. Tl courait de tous côtés comme un furieux et disait en tremblant que Kilien le brûlait d'un feu très-cruel. Il brandissait en même temps l'instrument ensanglanté de son crime, dont il finit par se

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