‹ Catéchisme historiqueChapitre 74 sur 275 · VIII. Du signe de la Croixi · texte numérisé non relu

VIII. Du signe de la Croixi

\. L'usage du signe de la Croix est très-ancien.

a. Saint Ignace, disciple de Fapôtre saint Jean et qui vivait dans le premier siècle, écrivait : « Le signe de la croix est le trophée élevé contre la puissance du prince de ce monde ; quand il le voit, il est frappé d'épouvante ; quand il en entend parler, il est saisi de frayeur. » (S. Ig?i. ad Phitipp.).

b. Tertullien, qui écrivait au deuxième siècle, dit : a Nous marquons notre front du signe de la croix dans toutes nos démarches, soit que nous entrions dans une maison, soit que nous en sortions, que nous nous habillions ou nous déshabillions; en nous levant, en nous mettant à table, en faisant de la lumière, en nous mettant au lit, en nous asseyant, en un mot avant d'entreprendre quoi que ce soit. » (Ter tullA.de Cor on, Milit. c. 3.).

c. Saint Cyrille, évêque de Jérusalem, recommandait aux chrétiens de faire souvent, au milieu des occupations de la journée, le signe de la croix. « Ce signe, dit-il, est la terreur du diable et le sceau des fidèles, il guérit les maladies, et résiste aux attraits de la concupiscence; ce signe apparaîtra au ciel, lorsque Jésu s- Christ viendra juger le monde. » (Stvlù. R. G. B. 10).

2. On a. de tous temps, attribué une grande vertu au signe de la Croix.

a. Firmus et Rusticus, ayant été précipités dans les flammes, aux ordres de l'autorité civile, ils firent le signe de la croix sur le feu, séparèrent les flammes qui se dressèrent autour d'eux comme des murailles, et brûlèrent ceux qui les y avaient jetés, tandis qu'eux furent conservés intacts sans perdre même un de leurs cheveux (Act. martyr. Ruinart).

b. Saint Jérôme nous raconte l'histoire suivante, tirée de la vie de saint Hilarion, sur la vertu du signe de la croix : « Après la mort de Julien (3C8), eut lieu un effroyable tremblement de terre ; les mers franchirent leurs limites, et il sembla que Dieu menaçait de punir le monde par un second déluge, ou que tout allait rentrer dans le chaos. A la vue de ce désolant sinistre, les habitants d'Epidaure, ville du Péloponèse, allèrent en foule trouver le vieillard Hilarion et le prièrent de venir à leur secours. Ils l'emmenèrent avec eux et le placèrent sur le bord de la mer. Après que le saint eut fait trois signes de croix sur le sable et qu'il eut étendu, en priant, la main sur les flots, la mer, comme en furie, poussa encore un horrible mugissement, et un calme parfait s'établit ensuite. Ce fait, ajoute saint Jérôme, est raconté par tous les habitants d'Epidaure : tous, jusqu'à ce jour, se sont plu à le redire en bénissant le Seigneur ; les mères l'apprennent à leurs enfants, afin qu'ils en transmettent le souvenir à la postérité ( S. Hier on. in vit. S. Ililur.)

c. Saint Sabinien, l'un des disciples les plus pieux

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