‹ Catéchisme historiqueChapitre 91 sur 275 · PARTIE t. CHAPITRE Iî · texte numérisé non relu

PARTIE t. CHAPITRE Iî

par le milieu du corps, comme Judas (Histoire ecclcs. Stolb. et Rohrbach).

2. Nous venons de voir comment Dieu punit ceux qui nient la divinité de Jésus-Christ, nous allons, dans le récit suivant, faire voir les actes héroïques qu'enfanta, dans trois cents confesseurs de cette même doctrine, la puissance du nom du Seigneur. — Parmi les sauvages barbares de l'Afrique, l'arianisme avait poussé de profondes racines, et les catholiques durent souffrir de cruelles persécutions. En -484, un arien fut élu évèque de Typase en Mauritanie. Les habitants ne voulurent point le reconnaître, et comme on voulait les y forcer, la plupart s'enfuirent en Espagne. Quant aux trois cents qui restèrent, ils se refusèrent d'assister aux offices célébrés par le nouvel évèque, et se réunirent dans des maisons particulières. Dès que cette nouvelle parvint aux oreilles de Hunéric, le roi féroce des Vandales, il ordonna de faire couper la langue et la main droite, sur la place publique de Typase, à ceux qui s'obstineraient à confesser la divinité de Jésus-Christ : ce qui arriva effectivement, car ils restèrent tous inébranlables dans leur foi. Mais après qu'on leur eut coupé la langue, ils continuèrent de parler avec autant de facilité qu'auparavant. Si incroyable que paraisse ce fait, la vérité en est cependant attestée par des preuves irrécusables. Victor Vitensis qui le rapporte (de perseeut. Vaad. lib. 5. n. 6.), ajoute : « Que celui qui ne veut pas le croire aille à Constant inople, il trouvera entre autres un sous-diacre nommé Réparatus, qui prononce sans difficulté et distinctement tout ce qu'il veut, quoique privé de -a langue. Il jouit surtout d'une grande considération à la cour du roi Zenon. » ;Encus

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de Gaza, philosophe platonicien, qui était arrivé à Constantinople à l'époque même où ces trois cents hommes ainsi mutilés s'y trouvaient, assure les avoir entendus parler. Il s'étonne qu'ils aient pu prononcer et articuler avec tant de facilité et de perfection. « Comme j'avais peine à en croire mes oreilles, je pris mes yeux à témoin; je voulus examiner l'organe de la voix, et leur fis ouvrir la bouche. Je vis alors que la langue était coupée jusqu'à la racine. Je ne m'étonnai plus seulement alors qu'ils pussent parler, mais j'en fus à me demander comment ils pouvaient vivre. »

Procope de Césarée, sénateur sous l'empereur Justinien, s'exprime ainsi sur le même sujet (de bello Vandal. 1. 1. c. 8.) : « Le roi Hunéricfit couper la langue à un grand nombre de chrétiens, qui habitaient de mon temps à Constantinople, mais ceux-ci continuèrent à parler avec une grande facilité; le défaut de la langue ne paraissait nullement les incommoder, a — Le chancelier de Justinien, Marcellin, écrit : « Parmi le nombre des fidèles de Constantinople, j'en ai vu queîques-uns qui avaient la main et la langue coupées, et qui néanmoins parlaient très-distinctement. Un homme muet dès sa naissance se mit à parler, dès qu'on lui eut coupé la langue. » L'empereur Justinien certifie lui-même la vérité de ce fait, en disant : « Nous avons vu ces hommes respectables qui avaient la langue coupée jusqu'à la racine, et qui racontaient eux-mêmes leur martyre {Cod. i. 4. Ht. 27). »

Nous trouvons dans les douze apôtres de Cnrtuage, un touchanl exemple de fermeté el de courage à eoner le dogme de La divinité «le Jésus-Christ. Un apostat nommé Tkeucarius, qui avait été lecteur, et avait

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