‹ Catéchisme historiqueChapitre 97 sur 275 · PARTIE I. CHAF-ITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAF-ITRE II

enfant Jésus pour lequel les Romains ont une dévotion si grande, que les malades se le font souvent apporter dans leurs maisons, pour goûter quelque consolation en le contemplant. On l'expose le jour de Noël dans une petite crèche artistement travaillée, et à côté on place une chaire où les enfants de huit à dix ans prêchent et font l'éloge de l'enfant Jésus. Il faut connaître le caractère doux et aimable du peuple italien pour se faire une idée de ce que cette dévotion a de touchant et d'instructif. Tous les assistants écoutent avec une sévère attention, et il en est beaucoup qui versent des larmes en entendant ces jeunes et innocents orateurs. Le ^jour de l'Epiphanie, le général des franciscains donne la bénédiction avec l'enfant Jésus à une foule innombrable de peuple accourue à cette religieuse cérémonie {Lettres de Rome. Sio/i, ?i° 12. année 18. ).

o. Il n'est personne qui ignore le caractère féroce du roi Rérode. Après avoir fait mourir les enfants de Bethléem, il obtint qu'Antigone, dernier prince régnant des Maehabées, fût supplicié de la manière la plus ignominieuse ; il fît. égorger tout le sénat de la nation, noyer Aristobule III, frère de son épouse Marianne ; il fit mourir Marianne elle-même et sa mère Alexandra ; son oncle Joseph et ses meilleurs amis ; le grand-piètre Hircan, grand-père de Marianne et son bienfaiteur ; ses propres fils, Alexandre et Aristobule, qu'il avait eus de Marianne. Son fils Antipater conspire pour l'empoisonner, et Hérode le l'ait jeter en prison. 11 lit brûler vils quarante jeunes gens qui avaient abattu une idole romaiue. Cependant il éprouvait lui-même des douleurs effroyables \ son corpe tombait en pourriture el fourmillait de vers. Dans cet état désespéré, une

chose vint lui redonner encore de la joie : ce fut la permission que lui envoyait Auguste de faire mourir son fils? Mai?, dans un accès de douleur plus terrible, il tente de se tuer lui-même. Apprenant ensuite que, dans ce moment, son fils s'était flatté d'échapper à la mort, il le fait étrangler et meurt lui-même cinq jours après. Toutefois sa cruauté ne devait pas finir avec sa vie. Sachant que le jour de sa mort devait être un jour de joie pour les Juifs, il fait réunir les principaux de sa nation dans rilyppodrome de Jéricho, avec ordre à sa sœur et à son mari de les faire égorger aussitôt après sa mort, afin d'obliger les Juifs à le pleurer malgré eux. Tant de cruauté faisait dire à l'empereur Auguste : a II vaut mieux être le pourceau d'Hérode que son fils. » 6. Le temple de Jérusalem, à l'époque de Jésus- Christ, était construit sur le mont Moria ainsi que celui de Salomon. Hérode l'avait fait bâtir dans le dessein de s'attirer les bonnes grâces des Juifs. On y travailla pendant quarante-six ans. Ses murs, construits entièrement avec d'énormes pierres de taille, s'élevaient r. une hauteur de trois à quatre cents coudées et entouraient toute la montagne {Jean, 2, 20). Le temple luimême était entouré de trois vestibules qui étaien superposés les uns aux autres en forme de terra et recouverts de marbre. Celui qui était le plus avanc « s'appelait le vestibule des païens, parce qull leur étai aussi permis d'y pénétrer. C'était une sorte de galeri soutenue par des colonnes, où s'asseyaient les ven deurs et les acheteurs de victimes que Jésus chassa pa deux fois {Jean, 2. Mattk. L2f. — En partant du tibule dea j aïi ns, Oïl arrivait par quatorze marchedans celui des Israélites, A l'entrée, on remarquait su.

Page 1