‹ Catéchisme historique sur la Réformation,: suive de la religion de l'énfance, a l'usage desChapitre 48 sur 51 · DE L*£»FA2ÏGE. II · texte numérisé non relu

DE L*£»FA2ÏGE. II

€*est un par esprit qui donne la vie à toutes choses, n opèt^ tout par sa seule volonté. Tu ne saurais le voir , mais il te voit et tu es toujours en sa présence. Il n a point eu de commencement et il n'aura point de fin. Son nom est l'Eternel , et nul être n'est semblable à lui , car il subsiste d'éternité en éternité.

Les perfections invisibles de Dieu se voient comme à l'œil quand on considère ses ouvrages dès la création du monde. Romains I.

J'ai dit : O Eternel , tes années dureront d'âge en âge. C'est toi qui as fondé la terre et les Cieux sont l'ouvrage de tes main^. Ils périront, mais toi tu demeureras. Ds vieilliront , tu les changeras comme un habit; mais toi. Seigneur , tu es toujours le même , et tés années n'auront jamais de fin. Ps. i02.

Au roi des siècles , immortel , invisible , à Dieu ^seul sage soit honneur et gloire dès maintenant et à jamais ! Timothée. Ch. /.

Eternel notre Dieu que ton nom est magnifique |)ar toute la terre , tu as mis ta majesté au-dessus des dieux. Ps. 8.

Son Immensité.

Où est DîeuF où dois-je le chercher? Dans quel lieu le trouveraî-je ? Dieu , mon enfant , est partout où ses créatures vivent et respirent , partout où les plantes fleurissent et croissent , partout où le tonnerre gronde, partout où les Cieux distillent la pluie, partout ou le soleil nous luit et pénètre .avec sa bienfaisante chaleur « partout où des hommes pieux pensent à lui et l'invoquent en bienfaisant. G'estlà , mon

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enfant , que se rencontré et que se &ît sentir et adorer le Dieu tout-puissant que nous aimons et que nous servons. H est à la fois dans tous les endroits du monde , au Ciel et sur la' terre , car c*est lui qui remplit toutes choses , qui leur donne la vie à toutes et qui ne se lasse jamais de la leur conserver.

Ne suis-je qu'un Dieu de près , a dit l'Eternel , et ne suis-jepas aussi un Dieu de loin?" quelqu'un pourra-t-il se cacher dans quelque retraite que je ne le découvre ? Eh ! ne remplis -je pas lesQeux et la terre, moi l'Eternel ? «/i^r£fm/e. Ch. a3.

Où irai-je loin de ton esprit ? où fuirai-je loin de ta face? Si je monte au Ciel tu y es ; si je me couche au sépulcre t'y voilà ; si je prends les ailes de Taube du jour et que je me loge au bout de la mer, là même, ta main me conduira et ta droite me saisira ; et si je dis : du moins les ténèbres me couvriront , la nuit même deviendra lumière tout autour de moi .1%. iSg.

Le Dieu qui a fait le monde étant le Seigneur du Ciel et de la terre n'habite point dans des temples faits de la main des hommes , et il n'est point servi par les hommes , comme s'il avait besoin de quelque chose , vu que c'est lui qui donne à tout ce qui res-pire le mouvement et Têtre. Actes. Ch. 17.

Sa Toute-Science.

Puisque Dieu est partout , mon enfant , et qu'il agît continuellement en tous lieux , il sait tout ce qui arrive. Dieu connaît tout ce qui a été tout ce qui est actuellement et tout ce qui sera dans les profondeurs de l'avenir. H démêlé toutes tes pensées les plus se-

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crêtes. D entend tes moindres discours* Aucune de tes actions ne lui est cacbée , et tout cela , mon enfant , il le sait par Ipi-même et sans qu'il ait besoin qu'on le lui apprenne ; car il est impossible que quelque chose lui écha][^, ou qu'il n'y prenne pas garde.

Insensés ! faites donc attention à ceci : celui qui a planté Tôreille, n'ente;ndra-t-il point? et celui qui a formé l'œil , ne verra-t-il point ? Celui qui enseigne la sagesse au monde, sera-t-il dépourvu de science? Voici toutes les pensées des hommes lui sont à découvert. Ps. 94.

Eternel ! tu m'as sondé , tu connais quand je m'assieds et quand je me lève. Tu aperçois de loin ma pensée. Tu m'environnes soit que je marche , soit que je m'arrête. Toute ma conduite t'est distincte^ ment connue i. même avant que la parole soit sur mes lèvres ; Eternel ! tu sais tout , ta science est trop merveilleuse pour moi et je ne saurais y atteindre. Ps. iSg.

Dieu voit jusqu'aux extrémités du monde ,, et il regarde sous les Geux. Job, Ch. 28.

Les yeux de l'Eternel sont sur les voies de chacun des enfans des hommes et il considère tous leurs pas. n n'y a ni ténèbres, . ni ombres épaisses, où puissent se cacher devant lui les ouvriers d'iniquité. Joh^ Ch* 34*

Voici : votre Père céleste sait déjà ce dont vous avez besoin, avant que vous le lui disiez. Math. Chap. 6.

Il n'y a aucune créature qui soit cachée devant

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Dieu , mais toutes choses sont nues et enti^ment découvertes aux yeux de celui à qui nous devons > rendre compte. Hébreux. Ch. 4*

Sa Sagesse.

C'est Dieu , mon enfant , qui a orné ce monde de tant de magnificence et qui y a répandu comme tu levoîs, tant d'ordre, tant de beauté, tant d'utilité. H Ta construit selon le plan qu'en avait tracé dès Forigine des siècles , son intelligence infinie et tout ce qu'il a exécuté est parfaitement .propre au but qu'il a voulu atteindre ; car il a lui-même déclaré , dans le commencement , que toutes ses œuvres sont bonnes. Ce corps dans lequel tu habites est son ouvrage : aussi l'a-t-il façonné avec un art admirable et tous les membres dont il se compose se meuvent avec une facilité , une promptitude et une régularité surprenantes pour accomplir tout ce que tu désires, tout ce que tu veux , tout ce que tu commandes, tout ce que tu entreprends. C'est Dieu , mon enfant , qui maintient la succession des jours et des nuits , il régie le cours des saisons ; il gouverné le monde entier qu'il fait subsister poiir le plus grand bien de t Dûtes ses créatures. QueHe sagesse , mon enfant, Dieu ne doit-il pas posséder pour embrasser en un moment cette multitude d'objets ; il les surveille , il les dirige, il les achemine tous vers un but général et chacun d'eux vers la fin particulière qui lui est propre ; aussi , mon enfant , n'y a-t-il qu'un seul sage : c'est Dieu. B ne se trompe jamais , il se sert toujours des moyens

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les plus eiBcaces pour Taccomplissement de ses desseins.

O Etemel ! que tes œuvres sont en grand nombre ! tu les a toutes faites avec sagesse. Ps. io4«

L*Etemel est celui qui a fait le monde par sa force , qui a formé la terre par sa sagesse et qui a étendu les Cieux par son intelligence. Jérémie Ch. lo.

J'ai dit : O Etemel , je n'entends rien à toutes ces V choses. Elles sont trop merveilleuses pour moi'^t je n'y connais rien. Joh Ch. 4^*

Sa Toute-Puissance*

O mon enfant ! que TEterud est grand ! La terre annonce sa majesté et les Cieux sont le trdne de sa gloire. Existez, a-t-il dit, et à sa voix, ils se sont étendus dans Timmense espace. Le tonnerre fait re* tentir sa louange et sur les ailes des vents il se promène dans un appareil formidable. Tu laperçois mon enfant dans la splendeur du soleil : tu le retrouves encore dans les fleurs qui parent nos coteaux. Est-il un Dieu semblable 3i notre Dieu, qui marche sur les nuées , qui tient la foudre en sa main , qui ordonne à Téclair de porter la lumière dans l'épaisseur des forêts? Mon enfant, des milliers de mondes publient la souveraine puissance de Dieu. Cert luiqui leur a donné à tous letre. L'univiers est un vaste temple élevé à la gloire du Dieu fort. C'est là qu'il entend célébrer ses louanges : là des chœurs sans nombre font monter vers lui en l'adorant des Cantiques d'actions de grâces. Depuis le séraphin qui contemple sa face jusqu'au vermisseau qui rampe

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sur la terre , tout céléln^e sa grandeur. Les crëatured qui existent maintenant et celles qui ne sont point encore i tout est son domaine ^ tout est soumis à son empire. Qu'est-ce que de l'homme , mon enfant , pour que ce grand Etre pense à nous avec tant d amour ? Est-il un seul objet au Gel et sur la tarre , qui ne nous conduise à lui , qui ne rappelle à notre souvenir, son pouvoir î Que désormais, mon enfant ton occupation la plus chère soit de chercher et de bénir Dieu dans toutes ses œuvres.

' Qui est comme toi , parmi les forts ; ô Eternel ! qui est comme toi digne d'être craint et c élébré , faisant des choses merveilleuses? Exode ; -Ch. XV •

Voici , les Qeùx et les Cieux des Cieux appartiennent à l'Eternel ton Dieu. H est le Dieu des Dieux ; le fort , le grand , le puissant et le terrible. Deute-ronome^ Ch.X.

O Eternel ! c'est à toi qu'appartiennent la magnificence, la puissance, la gloire, l'éternité et la majesté ; car tout ce qui est aux ' Cieux et sur la terre est à toi. Les richesses et les honneurs viennent de toi : tu as la domination sur toutes choses. Chroniq. Ch.XXIX.

Oh étais*tu , quand je fondais la terre. Job , Ch. XXXFIII en entier.

Seigneur ! toutes les natioas que tu as faites, viendront et se prosterneront devant toi ; car tu es grand et tu fais seul des choses merveilleuses. JR;. 86.

O Eternel ! Dieu des armées , qui est semblaUe à toi? P5. 89.

La majesté et la magnificience marchent devant

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