‹ Catéchisme ou Cours abrégé de l'histoire sainte, de l'histoire du Canada et des autres provinces de l'Amérique britannique du Nord [microforme]Chapitre 6 sur 80 · ROYAUME D'ISRAEL · texte numérisé non relu

ROYAUME D'ISRAEL

D. Où Jéroboam établit-il la capitale de son roy. aume ?

R. A Sichem, ville située sur la montagne d’'Ephraïm, à trente-quatre milles de Jérusalem.

D. Jéroboam persévéra-t-il dans l’adoration du vrai Dieu ?

R. Non; dans la crainte de voir ses sujets retourner à l’obcissance de leur roi légitime, s'ils continuaient d'aller offrir des sacrifices dans le temple de Jérusalem, il fit élever deux autels, y placa deux veaux d’or, et ordonna qu'on leur rendit les honneurs divins.

D. Comment Jéroboam futil puni pour son impiété ?

R. Par la promypte extinction de sa dynastie, qu’il avait établie si peniblement et si frauduleusement.

D, Quand Jéroboam mourut-il ?

R. Jéroboam mourut après un règne de vingt-deux ans (954 avant J.-C.).

D. Quelle fut la conduite des successeirs de Jéroboam ?

R. Ils vécurent presque tous dans la plus stupide idolâtrie, et finirent leur vie, presque tous aussi, par une mort violente.

D. Qu’'etait-ce qu’Achab ?

R. Achab était fik et successeur d'Amri ; il surpassa en impiété et en cruauté tous ses prédécesseurs.

D. Qui est-ce qui encourageait Achab dans ses mauvais desseins ?

R. C'était sa fomme Jézabel; elle s'ettorca de de triire la vraie religion et d'établir le culte de Baal.

L. Quel prophète illustre le Seigneur <usuita-til sous le règne d'Achab ?

R. Le prophete Élie, qui fut cruellement persecute par Achab et Jézabel, à cause de la liberte avec ls quelle il leur reproclait leurs crimes

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D. Qu'est-ce qu'Élie annonça à Achab, en punition de son impiété ?

R. Il lui annonça qu'il ne tomberait sur la terre ni pluie ni rosée pendant l’espace de trois ans et demi.

D. Que résulta-t-il de cette sécheresse ?

R. Une épouvantable famine qui désola le pays.

D. De quel horrible crime Achab se rendit-il coupable?

R. De concert avec Jézabel, il fit mettre à mort un Isratlite, nommé Naboth, afin d’avoir sa vigne.

D. Quelle fut la punition de ce crime ?

R. Comme Achab se félicitait du succès de sa perfidie, Élie lui annonça de la part de Dieu, qu’en punition de ses crimes, il périrait bientôt d’une mort violente, et que, sous peu, sa race scrait entièrement détruite.

D. Quand cette prédiction s’accomplit-elle ?

R. Elle s’accomplit deux ans après, dans une terrible bataille qui eut lieu entre l’armée d'Achab et celle de Bénadad, roi de Syrie.

D. Qui est-ce qui succéda à Achab ?

R. Ce fut Ochosias, son fils.

D. Quel accident arriva à ce prince, vers le commeneement de son règne ?

R. T1 tomba d'une fenêtre de son palais, et se blessa dangereusement. Voulant connaitre les suites de cet accident, il envoya consulter Béelzébub, le dieu d’Accaron. Élie alla au-devant des ambassadeurs, et leur dit de s’en retourner et d'assurer Ochosias, leur maitre, qu’il ne relèverait point de cette maladie.

D. Que fit Ochosias, irrité de cette réponse du pro phète ?

R. Ochosias, irrité, envoya un de ses officiers à la tête de cinquante soldats pour arrèter l’homme de Dieu. Cet officier, lui ayant parlé avec arrogance, fut dévoré par le feu du ciel avec toute sa troupe; un second éprouva le mème châtiment, aussi bien que ses soldats.

D. Que fit le troisième officier qui lui fut envoyé? R. Le troisieme offcier, profitant de l'exemple des

deux premiers, se présenta en saluant humblement le prophète, et le pria de venir trouver le roi. Elie, satisfait d'une demande présentée si respectueuse: ment, accéda à ses désirs et se rendit avec lui auprès d'Ochosias, auquel il ne craignit pas de répéter la fatale sentence qu’il avait déjà prononcée contre lui.

D. Que devint ensuite Elie ?

R, Comme il était un jour en chemin avec son disciple Élisée, ils furent séparés tout d’un coup l'un de l'autre par des chevaux et un char de feu, dans lequel le saint prophète monta, et de là il fut enlevé au ciel (95 avant J.-C.).

D. Sur qui l'esprit prophétique d'Élie descendit-il ?

R. Sur Élisée, son disciple, qui ne tarda pas à devenir célèbre dans tout Israël et dans toute la Syrie.

D. Quel fut le personnage célèbre qui voulut profiter du pouvoir miraculeux du prophète ?

R. Ce fut Naaman, général des armtes de Syrie, lequel était atteint de la lèpre.

D. Comment Naaman obtint-il sa guérison ?

R. Il vint avec une suite nombreuse à la porte d'Élisée; celui-ci lui fit dire par son serviteur que, pour être guéri, il devait aller se laver par sept fois dans le Jourdain.

D. Comment Naaman recut-il cette prescription ?

R. Il se trouva si offensé de ce qu’il regardait comme un m'pris de la part d’Elisée, qu'il s’en serait retourné immédiatement en Syrie, si ses serviteurs ne lui eussent persuadé d'accomplir exactement ce que le prophète demandait de lui. [l alla donc au fleuve du Jourdain, s’y lava par sept fois et fut parfaitement guéri de sa lèpre.

D. Quel fut le successeur d'Ochosias ?

R. Ce fut Joram, son frère. Il fit avec succès la gucrre à Bénadab, roi de Syrie.

D. A qui Joram fut-il redevable de ce succès ?

R. Au prophète Eliste, lequel, par suite de la con: naissance surntturelle qu’il avait de ce qui se passait dans le camp des Syriens, indiqua à Joram le moyen de déjouer les plans de son ennemi.

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D. Que fit Bénadab voyant que c'était Élisée qui traversait tous ses desseins ?

R. Il envoya des soldats pour le prendre; mais Dieu, à la demande de son serviteur, les frappa d’aveuglement. Alors Élisée alla au-devant d'eux et leur dit qu’ils s'étaient égarés ; puis, feignant de vouloir les remettre en leur chemin, il les mena au milieu de Samarie.

D. Que fit le proph'te quand il fut arrivé à Samarie ? |

R. Il pria le Seigneur d'ouvrir les yeux aux soldats Syriens de Bénadab, afin qu'ils vissent à quels dangers ils se trouvaicnt exposés. Il intervint ensuite auprès de Joram en leur faveur et leur fit rendre la liberte.

D. Bénadab fut-il apaisé par cet acte de géné 0sité ?

R. Non; car il assembla aussitôt toutes ses tronpes et mit le siége devant Samarie.

D. Comment la ville fut-elle délivrée ?

R. La nuit suivante, on crut entendre dans le camp des Syriens le bruit d’une arme innombrable venant au secours de Samarie. Saisis d’épouvante, les Syriens prirent la fuite si précipitamment qu'ils laissèrent dans leur camp une immense quantite de provisions.

D. Qu'est-ce que Joram entreprit ensuite ?

R. Il entreprit d'enlever aux Syriens la forteresse de Ramoth de Galaad, qui était tombée en leur pouvoir. Ayant reçu une blessure au combat, il laissa la direction du siège à Jéhu, qu'il établit général de son armée, et retourna à Jezraël.

D. Qu'arriva-t-il ensuite ?

R. Jéhu, qui avait été sacré roi par un disciple d'Élisée, marcha sans délai sur la ville de Jezraëi. Jorum, quoique blessé, alla au-devant de lui; mais voyant ses vues hostiles, il prit aussitôt la fuite. Ce fut alors que Jéhu lui perça le cœur d’une flèche (884 avant J.-C.).

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ps.) HISTOIRE 8/INTS.

raël, la reine Jézatel crut pouvoir se le rendre favo. rable, et se mit à la fenêtre du palais, parée de tous ses ornements. Mais Jéhu, loin d’être touché de ces démonstrations extérieures, commanda à ses eunuques de la jeter par la fenêtre; son corps fut alors foulé aux pieds des chevaux, puis dévoré par les chiens, suivant la prédiction d'Élie,

D. Quels furent les trois rois suivants d'Israël ?

R. Joachaz, Jonas et Jéroboam Il. Le règne de ce dernier, qui dura cinquante-un ans, fut remarquable par sa prospérité.

D. Quel fut le prophète qui parut sous le règne de ces deux derniers princes ?

R. Ce fut le prophète Jonas, que le Scigneur envoya à Ninive pour y prècher la pénitence.

D. Comment Jonas accomplit-il sa mission ?

R. JC as, regardant cette importante mission comme de beaucoup supérieure à ses forces, crut pouvoir s’y soustraire en prenant la fuite. C'est pourquoi il s'embarqua pour Tharse, port de mer sur la côte de l'Asie Mineure.

D. Qu'arriva-t-il quand le vaisseau qui portait Jonas fut sur mer ?

Il s’éleva une violente tempête ; les matelots épouvantés jugèrent que quelque coupable attirait sur eux la colère du Ciel. On réveilla aussitôt Jonas, qui s'était endormi dans le fond du vaisseau, et on lui recommanda de prier pour qu'on pûüt échapper à ce pressant danger. Mais comme la tempête continuait, on convint de jeter le sort afin de connaître celui que le Ciel semblait poursuivre: le sort étant tombé sur Jonas, il dit aux matelots qu'ils le jetassent dans la mer, afin que sa mort fût le salut de tous les autres.

D. Jonas périt-il ?

R. Non; car un énorme poisson le recut aussitôt dans son sein, où il demeura trois jours et trois nuits. Pendant tout ce temps, le prophète ne cessait de pleurer sur sa désobéissance et d’implorer la miséricorde de Dieu. Sa prière fut exaucee, et le poisson le rejeta su” le rivage.

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D, Jonas obéit-il alors au commandement qu'il avuit reçu do Dieu ?

R. Oui, et il se rendit à Ninive. Ses prédications y furent si efficaces que tous les habitants de cette grande ville «e couvrirent de cendres et de cilices, et firent une sincère pénitence. Dieu, touché de leur repentir, pardonna aux coupables et épargna la ile.

D. Quels furent les derniers rois d'Israël ?

R. Les derniers rois d'Israël ou de Samarie furent Zacharias, Sellum, Manahem, Phacéïa, Phacée et Osée.

D. Que se passa-t-il sous le règne d'Osée ?

R. Salmanasar, roi d’Assyrie, investit Samarie, la capitale, et l’emporta d'assaut après trois ans de siége (721 avant J.-C.).

D. Que devinrent les habitants de Samarie ?

R. Ils furent dispersés dans les différentes provinces do l’empire assyrien.

D. Combien de temps dura le royaume d'Israël ?

R. Le royaume d'Israël dura environ deux cent cinquante ans, pendant lesquels il fut gouverné par dix-neuf souverains.

D. Quel personnage remarquable parut pendant la captivité des Israélites ?

R. Tobie, homme très-vertueux de la tribu de Nephtali, dont l’histoire est rapportée dans la sainte Ecriture pour l'instruction des siècles futurs.

iOYAUME DE JUDA.

D. Roboam demeura-t-il toujours fidèle à Dieu ?

KR. Non; quoique humilié pendant quelque temps par le schisme que sa conduite téméraire avait occasionné, Roboam ne tarda pas à abandonner le Dieu de ses pères, et tomba même dans l’idolâtrie.

D. Comment fut-il puni pour ses crimes ?

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R. Dieu le livra à Sésac, roi d'Égypte, qui s'empars le Jérusalem et pilla les trésors du temple et ceux du pulais royal (971 avant J.-C.).

,. Combien de temps Roboam règna-t-il ?

R. Dix:eapt ans.

D. Quel fut le successeur de Roboam ?

R. Ce fut son fils Abia, qui se distingua par la victoire qu'il remporta sur Jéroboam.

D. Donnez quelques détails sur cette victoire.

R. Jéroboam marcha contre ce prince à la tête de 800000 hommes, tous pleins de détermination et de courage; mais, comme Abia n’en avait que 400000 à opposer à une si formidable armée,il supplia hum- Element le Seigneur de lui venir en aide. Sa prière fut exaucée : cinq cent mille hommesde Jéroboam restèrent sur le champ de bataille.

Ce nombre de tués et de blessés dans une bataille, est lo plus considérable dont il soit fait mention dans les annales de l’histoire, tant ancienne que moderne,

D. Quel fut le successeur d’Abia ?

R. Ce fut Asa, son fils, qui régna 41 ans.

D. Par qui le pays fut-il attaqué peu de temps après l’avénement d’Asa ?

R. Par Zara, roi d'Éthiopie, qui s'était avancé à la tête d’un million de soldats. Mais Asa, ne mettant sa confiance qu'en Dieu, marcha contre ce prince, fit éprouver une déroute complète à sa nombreuse armée, dont il fit un horrible carnage.

D, Qui est-'e qui succéda à Asa ?

R. Ce fut son fils Josaphat, prince aussi distingué par ses vertus que par les qualités qui font le grand roi (914 avant J.-C). ,

D. Quel fut le successeur de Josaphat ?

R. Ce fut son fils Joram. Ce prince, entraîné par les conseils de la perfide Athalie, enveloppa dans un massacre général ses six frères et plusieurs des b mes les plus éminents de son royaume.

D. Qui est-ce qui sucoéda à Joram ?

R. Ce fut son fils Ochosias, qui hérita aussi de tous les vices de son père.

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D, Comment Ochosias mourut-il ?

R. Ochosias fut tué par Jéhu, dans le temps où il se trouvait avec l'idolâtre Joram, roi d'Israël, son parent,

D. Qui est-ce qui s'empara du pouvoir, après la mort de ce prince?

R Ce fut sa mère, l'impie Athalie.

D, Comment Athalie traita-t-elle les enfants d'Ochogias, ses petits-fils ?

R. Elle ordonna qu'ils fussent tous mis à mort. Ceperdant Joas, âgé seulement d'un an, fut sauvé de cet horrible massacre, et caché dans le temple par sa tante Josabeth, sœur d'Ochosias et épouse du grandpretre Joïada.

D, Comment Joas monta-t-il sur le trône de son pêre ?

R. Un jour de grande fête. le grand-prètre Joïada expliquait au peuple, assemblé dans le temple, commer, Joas avait échappé à la fureur d’Athalie, sa grand'mère. À cette nouvelle, la multitude éclata en cris de joie, et proclama roi ce jeune prince, qui venait d'atteindre sa septième année.

D, Que fit Athalie, en entendant les cris du peuple ?

R. À ce bruit, Athalie courut au temple; mais elle en fut repoussée par les soldats, qui la massacrèrent sur-le-champ (878 avant J.-C.).

D. Comment Joas gouverna-t-il la nation ?

R. Joas gouverna paisiblement et religieusement pendant la vie du grand-prètre Joïada; mais, après la mort de ce vertueux pontife, il rétablit le culte des idoles, et fit mème lapider Zacharie, fils et successeur de Joïada, qui lui avait reproché ses crimes.

D. Comment Joas finit-il sa vie?

R. Il fut tué dans son lit par ses propres serviteurs, après un désastreux et trop long règne de quarante ans (839 avant J.-C.).

D. Qui est-ce qui succéda à Jonas ?

R. Ce fut son fils Amasias, Ce prince enflé par une grande victoire qu'il avait remportée sur une armée

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