‹ Catéchisme politique (volume 2)Chapitre 119 sur 266 · FRANCE SOUS L'ANCIENNE MONARCHIE · texte numérisé non relu

FRANCE SOUS L'ANCIENNE MONARCHIE

D. L'examen comparatif que nous venons de faire des institutions provinciales et communales, chez les principaux peuples, nous montre que l'Italie, l'Espagne, la Belgique et la Hollande ont copié l'organisation française, telle qu'elle existait avant nos dernières lois, en y introduisant quelques modifications pour restreindre la centralisation qui y dominait à l'excès. Nous verrons ciaprès que nous avons, à notre tour, en 1871, emprunté à ces peuples, surtout à la Belgique, les améliorations qu'ils avaient faites à notre système avant de l'adopter, et qu,1 nous sommes en train de les devancer dans la voie d'une sage décentralisation. Mais avant d'arriver à cette récente phase de progrès, il vous iaut prendre notre administration inférieure, dès son origine, et la suivre pas à pas dans ses transformations, afin de voir ce qu'elle a été, sous nos différents régimes, et de posséder la substance de nos lois successives sur ce grave sujet.

Décrivez-nous d'abord les administrations et représentations locales sous l'ancienne monarchie; car je suppose qu'il en existait, n'étant pas de ceux qui se figurent ou veulent faire croire que la révolution a tout inventé.

R. Avant M. de Tocqueville, on croyait généralement qu'avant 1789, les diverses parties de la France n'étaient liées que par l'unité politique, mais qu'au point de vue administratif régnait la plus complète décentralisation ; le docte publiciste a réfuté cette erreur. II a prouvé que la centralisation administrative n'est point une conquête de la révolution, mais un produit de l'ancien régime, une conquête de la royauté sur la féodalité.

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