JUSTICE
7. Les tribunaux, celui de la Seine excepté, sont répartis en trois classes.
TRIBUNAUX
Report.
Marmande
Marvejols
Mascara
Mauriac
Mayenne
Meaux
Melle
Melun
Mende
Millau
Mirande
Mirecourt
Moissac
Montargis
Montbéliard
Montbrison
Mont-de-Marsan . .
Montdidier
Montélimar
Montfort
Montmédy
Montmorillon
Montreuil-sur-Mer .
Morlaix
Mortagne
Mortain
Mostaganem
Moutiers
Murât
Muret •
Nantua
Nérac
Neufehâteau
Neufchâtel
Nogent-le-Rotrou . .
Nogent-sur-Seine. .
Nontron
Nyons
Oloron
Orange
Orléans ville
Orthez
Paimbœuf
Pamiers
Parthenay
A reporter 204
bc?
•"» s a, if
totS
- - Bç5
Les traitements de magistrats des tribunaux sont fixés ainsi qu'il suit :
TRIBUNAUX
Report 20 i
Péronne I
Pbilippeville 1
Pithiviers 1
Ploërmel 1
Pontarlier 1
Pont-Audemer I
Pontivy
Pont-I'Evèque
Pontoise
Piades
Privas
Provins
Puy (Le) '.
Quimper
Quimperlé
Rambouillet
Redon
Remiremont
Riom
Rethel
Ribérac
Réole (La)
Rochechouart
Roche-sur-Yon (La). . .
Rocroi
Rodez
Romorantin
Ruffec
Sables-d'Olonne (Les)
Saint-AflYique
Saint-Amand
Saint-Calais
Saint-Claude
Saint-Rrieuc
Saint-Dié
Saint-Flour
Saint-Gaudens
Saint-Girons
Saint-Jean-d'Angely
Saint-Jean-de-Maurienne
Saint-Julien
Saint-Lô
Saint-Malo
Saint-Marcellin
Saint-Mihiel
A reporter 1253
fiT
ez
1° A Paris : président, 20.000 fr.; vice-président, 10 000 fr. ; juge d'instruction, 10.000 fr.; jufre, 8.000 fr.; procureur de
TRIBUNAUX
Report
Saint-Nazaire
Saint-Palais
Saint-Pol ,
Saint-Pons
Saint-Sever ,
Saint-Yrieix ,
Sainte-Menehould
Saintes
Sancerre ,
Sarlat
Sartène
Saumur
Sedan ,
Segré
Semur
Senlis ,
Sens
Sétif
Sidi-bel-Abbès
Sisteron
Soissons ,
Tarascon ,
Thiers ,
Thonon
Tizi-Ouzou
Tonnerre
Toul
Tournon
Trévoux ,
Tulle
Ussel
Uzès
Valognes ,
Vannes
Vassy ,
Vendôme
Verdun
Vervins
Vesoul
Vigan (Le)
Villefranche (Avcyron) . .
Villefranche (Haute-Garonne)
Villefranche (Rhône) ...
Villeneuve-sur-Lot
A reporter 208
Ci id
tc^
=)ti7
la République, 20.000 fr.; substitut, 8.090 fr.; greffier en chef, 6.000 fr.; commis greffier, 4.000 fr.
2° Dans les villes dont la population atteint le chiffre de quatre-vingt mille habitants : président 10.000 fr.; vice-président, 7.000 fr.; juge d'instruction, 6.500 fr.; juge, 6.000 fr.; procureur, 10.000 fr.; substitut, 5.000 fr.; greffier, 2.400 fr., commis greffier, 3.000 fr.
3° Dans les villes dont la population atteint le chiffre de vingt mille habitants: président, 7.000 fr.; vice-président, 5.500 fr.; juge d'instruction, 5.000 fr.; juge, 4.000 fr.; procureur, 7.000 fr.; substitut, 3.500 fr.; greffier 1.500 fr.; commis greffier, 2.500 fr.
4° Dans les autres villes : président, 5.000 fr.; vice-président, 4.000 fr.; juge d'instruction, 3.500 fr.; juge, 3.000 fr.; procureur, 5.000 fr.; substitut, 2.800 fr.; greffier, 1.200 fr. commis greffier, 2.000 fr.
D. Vous avez signalé notre manie, en France, de vouloir sans cesse tout modifier. Aviez-vous en vue quelque question spéciale touchant la magistrature.
R. Cette réflexion s'applique surtout à la nomination des juges (des tribunaux de première instance, des cours d'appel et de la cour de cassation), que l'on voudrait réformer radicalement, que des publicistes proposent même de rendre élective.
On dit que la nomination des magistrats par le pouvoir
TRIBUNAUX
es U
"O en
tn
i « a> eu
ÎT" "tn
du
ai bo
tn
tn = <u es M>-«
tn
tn
en S
tn
"5 co
ta
tn t-
Vire
Vitré
Total
exécutif est une violation du principe de la séparation des pouvoirs : que, de plus, ce mode de nomination détruit l'indépendance des magistrats. Le magistrat qui est redevable de ce qu'il est au gouvernement, qui sait que son avancement, sa révocation, sa mise à la retraite, son avenir, en un mot, reposent entre les mains du gouvernement se préoccupera plus de plaire au gouvernement, dans l'exercice de son ministère, que d'écouter la voix de sa conscience. L'indépendance n'est qu'une des qualités essentielles au juge : il lui en faut bien d'autres, la science, l'expérience, le jugement, le désintéressement. N'est-ce pas celui qui réunit au plus haut degré ces conditions qui doit être préféré dans chaque nomination ? Or, qui nous garantit que le gouvernement donnera les charges au plus méritant?
Le gouvernement cherche à plaire aux groupes politiques dont l'appui lui est nécessaire; il achète cet appui moyennant la nomination d'un magistrat, d'un évèque et d'autres dignitaires, sollicitée par tel groupe ou tel parti politique. C'est un marché. Aussi remarquc-t-on que pour obtenir du gouvernement les dignités dont il dispose arbitrairement sans condition de candidature, la naissance, le rang social, la parenté, les alliances et surtout les recommandations, et notamment celles des députés, sont des gages de succès plus sûrs que la capacité et le mérite.
Telle est l'objection dans toute sa force; elleconsiste à faire miroiter devant les yeux du public un idéal impossible à atteindre, et à faire voir que le système actuel ne peut le réaliser. Mais la question pratique est de savoir si les nouveaux systèmes qu'on propose valent mieux, valent autant que celui qui est en vigueur.
La séparation des pouvoirs, si on la veut absolue, est une utopie irréalisable et pernicieuse : si les trois pouvoirs, législatif, exécutif, judiciaire, sont entièrement, radicalement divisés, ils se combattront, se neutraliseront, et engendreront l'impuissance et l'anarchie.