‹ Catéchisme politique (volume 2)Chapitre 185 sur 266 · II. Petr., II · texte numérisé non relu

II. Petr., II

de Noé et des patriarches, dans le sacerdoce, suprême pontife du Très- Haut, offrit, en présence d'Abraham, le sacrifice du pain et du vin, et répandit, sur le Père des croyants, la bénédiction du Très-Haut, créateur du ciel et de la terre f.

Cet ordre sacré, le souverain pontificat, a existé sans interruption depuis le commencement du monde jusqu'à nos jours, d'une manière moins parfaite jusqu'à Jésus- Christ, et avec plus de perfection depuis : c'est pourquoi, dans les psaumes, Dieu dit à son Fils unique qu'il a engendré avant V aurore de la création : « Vous êtes l'éternel grand prêtre », selon X ordre de Melchisédec 2.

Jérusalem joua, dans l'ancien monde, un rôle analogue à celui de la Rome catholique dans le nouveau, le rôle de capitale de la vérité : Vocabitur Jérusalem civitns veritatis 3.

Si ces trois sociétés sont dans la nature de l'homme, si Dieu lui en a ainsi fait une loi, l'homme ne peut s'en affranchir, sans se dénaturer et sans se révolter contre son auteur : il ne peut, enfant, désobéir à son père ; il ne peut, citoyen, enfreindre les lois de sa nation ; il ne peut, créature de Dieu, oublier ses devoirs envers son créateur.

11 faut remarquer deux autres vérités non moins évidentes et nécessaires : la première est que les hommes, libres, en consultant le bien général et la justice, d'adopter telle forme politique qu'ils jugent préférable, ne le son t point de modifier les bases essentielles de la société, d'asseoir, par exemple, leur société sur la négation de Dieu, de la propriété et de la famille, sur la désobéissance aux lois, etc.

La seconde est que, des trois sociétés, domestique, politique, religieuse, la plus restreinte doit plutôt obéir que commander à la plus étendue, quoique chacune jouisse d'une grande indépendance vis-à-vis de l'autre, dans sa

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