CONGRÉGATIONS RELIGIEUSES
loi, de l'autorité. Il est mauvais d'accorder la même latitude aux associations qui ne se proposent pas d'avancer le progrès de l'agriculture, de l'iudustrie, de l'art, de procurer le soulagement de la misère, mais d'introduire des principes subversifs de la morale, de la religion, et des autres fondements de la communauté nationale, d'établir des sectes opposées à la société, des Etats dans l'Etat.
11 n'y a de légitimes que les associations et réunions qui ne nuisent pas à l'intérêt général, au bien public: les autres doivent être prohibées; voilà les limites de l'exercice de la faculté de s'associer et de se réunir. Mais il est difficile d'assigner exactement ces limites dans des articles de loi, il est difficile de faire une loi générale pour toutes sortes de sociétés et de réunions. Si nos législateurs veulent tenter cette tâche, qu'ils se rappellent, qu'en nos temps troublés, ils ont quelque chose de mieux à faire, pour le salut de la France, que d'étendre une faculté dont l'exercice, chez un peuple inflammable, offre les plus grands dangers.