COMMENT ON VIOLE LA. JUSTICE
charge publique ou particulière et qui s'en acquittent négligemment :
Il faut que tout le monde, depuis le plus infime degré de l'échelle sociale, jusqu'au plus élevé, « travaille sous le regard de Dieu », selon la chrétienne expression de M. le général Ghabaud La Tour, alors ministre de l'intérieur, dans le discours qu'il a prononcé dans l'assemblée générale de la Société de secours des anciens élèves de l'école polytechnique (1874) ; l'illustre général s'est évidemment inspiré de ce texte divin de l'apôtre saint Paul : « Travaillez, non pas à cause du regard des hommes et pour leur plaire, mais avec la sincérité d'une conscience qui craint Dieu ' »;
Ceux, qui causent du dégât dans la propriété d'autrui, blés, vignes, prés, bois, etc., soit par eux-mêmes, soit par les animaux domestiques qui leur appartiennent. Le dommage est plus odieux quand il est commis par des personnes riches contre de petits propriétaires, et quand il n'a d'autre motif que le plaisir de la chasse ou de la pèch^;
Celui qi i prête à une autre personne une chose qu'on lui avait prêtée pour son usage particulier;
Celui qui emploie une chose prêtée ou louée, pour un autre usage ou pour un temps plus long qu'il ne le devait d'après la convention, par exemple, celui qui mène un cheval plus loin que le lieu pour lequel il l'avait loué ;
Ceux qui déchargent ou font décharger, sans une juste cause, leurs parents, leurs amis, ou d'autres citoyens de leur part d'impositions ;
Ceux qui fraudent le fisc ou l'octroi, pour ne pas payer les impôts indirects: en volant l'État ou la commune : ils volent tout le monde, puisque tous les autres contribuables devront combler le déficit provenant de leur fraude.
D. A quoi sont obligés ceux qui ont participé, coopéré à un dommage ?