Ad Ephes , c. vi, et ad Colos., c. i
R. Chacun de ceux qui ont coopéré positivement ou négativement au dommage, est obligé à restituer, subsidiairement, solidairement, lors même qu'il n'en aurait pas profité.
D. Qu'est-ce que c'est que coopérer positivement au dommage?
R. C'est ou commander la chose qui cause le dommage, ou la conseiller, ou la louer, ou la protéger, ou la faire.
D. Qui sont ceux qui coopèrent négativement à ce qui cause du dommage au prochain ?
R. Ceux qui, ayant pour devoir de s'y opposer, gardent le silence, restent dans l'inaction. Ainsi, quand des émeutiers brûlent, saccagent, pillent, la responsabilité de ces ravages retombe non seulement sur eux et sur les instigateurs, les conseillers, les chefs, mais encore sur les autorités chargées de maintenir l'ordre, et sur tous les habitants de la commune.
D. Est-il permis de recevoir ou d'acheter, non pour la rendre au propriétaire, mais pour se l'approprier, une chose qu'on sait ou qu'on suppose avoir été volée?
R. Agir ainsi serait commettre une injustice manifeste. Le voleur n'ayant aucun droit à la chose n'a pu en donner aucun à l'acheteur.
Le Code civil applique ainsi ce principe : « Celui qui a perdu ou auquel il a été volé une chose, peut la revendiquer pendant trois ans, à compter du jour de la perte ou du vol, contre celui dans les mains duquel il l'a trouvée; sauf à celui-ci son recours contre celui duquel il la tient ».
Mais si quelqu'un a acheté, de bonne foi, une chose volée ou perdue, ne soupçonnant point le vol ni la perte, il peut exiger du propriétaire, qui revendique sa chose, le prix qu'elle lui a coûté.
D. Ce n'est pas ici le lieu d'examiner les principes de la théologie sur le prêt à intérêt et sur Yusure. Mais dans l'application je vous poserai deux questions :