‹ Catéchisme politiqueChapitre 107 sur 233 · FAUX TÉMOIGNAGE ET MENSONGE · texte numérisé non relu

FAUX TÉMOIGNAGE ET MENSONGE

1° La théologie permet-elle, lorsqu'on prête de l'argent aux pauvres, de retirer, outre le capital, quelque intérêt, quelque profit?

R. Elle le défend dans les termes les plus formels et appelle cela opprimer les pauvres.

D. Hors ce cas, permet-elle de se conformer pour le prêt à intérêt, à la loi française, qui fixe le taux de l'intérêt à cinq pour cent, en matière civile, et à six pour cent en matière commerciale?

R. Je lis dans la théologie de Gury, annotée par Ballerini, édition de Rome 1869, que c'est permis d'après l'opinion la plus probable. D'ailleurs, le Saint-Siège, plusieurs fois consulté sur la conduite à tenir, en confession, à l'égard de ceux qui prêtent d'après la loi française, a répondu qu'il ne fallait pas les inquiéter, c'est-à-dire, qu'en cela ils ne commettent point d'injustice, et ne sont tenus à aucune restitution, « que d'ailleurs le Saint-Siège se réservait d'examiner et décider la question de principe quand il le jugerait opportun ».

D. Quand on a causé du dommage au prochain, à quoi est-on obligé ?

R. A restituer la chose qu'on a prise, ou qu'on retient injustement, ou sa juste valeur, et à réparer tout le dommage qu'on a fait ou occasionné. S'il est impossible de faire cette restitution et cette réparation complète, il faut la faire dans la mesure du possible, et prendre la résolution d'acquitter cette dette de son mieux et le plus tôt possible.

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