‹ Catéchisme politiqueChapitre 38 sur 233 · PRINCIPES ET PRÉCEPTES CHRÉTIENS · texte numérisé non relu

PRINCIPES ET PRÉCEPTES CHRÉTIENS

D. Le christianisme a-t-il introduit dans le monde des maximes encore plus pures?

R. On sait que le christianisme, établi pour rendre les hommes parfaits, n'a abrogé parmi les lois et usages du mosaïsme que celles qui étaient locales et temporaires, pour les remplacer par de meilleures lois: que, quant à celles qui étaient excellentes, faites pour tous les temps et toutes les nations, il les a maintenues et en a rendu l'application plus vraie et plus sincère. C'est ce qui a eu lieu pour le sujet que nous traitons. Jésus-Christ et ses apôtres ont conservé les dispositions du code israélite qui interdisent la mutilation, la castration, les stigmates, les incisions, et, en général, toutes les défigurations ; déplus, abrogeant en cela la loi de Moïse, ils ont aboli la circoncision, et jeté une grande défaveur sur la flagellation et les coups.

Les canons apostoliques interdisent l'entrée de la cléricature à quiconque a pratiqué sur lui-même ou subi volontairement la castration: « En effet », y est-il dit, « agir ainsi c'est être homicide de soi-même et ennemi de T œuvre de Dieu ». Le canon 23 porte: « Si quelque clerc s'est mutilé lui-même ou s'est fait mutiler, qu'il soit déposé, car il est homicide de lui-même ». Mutiler ne signifie pas toujours exclusivement pratiquer la castration, mais encore amputer un membre quelconque du corps humain, ce qui est défendu dans le christianisme, en vertu de ce principe, inconnu des païens et si bien exprimé par saint Ambroise: « C'est outrager Dieu que de modifier, altérer, retoucher son œuvre ».

On retrouve le même principe, à travers les âges, dans les canons des Conciles. Ainsi, le 15e canon du con-

Page 1