‹ Catéchisme politiqueChapitre 45 sur 233 · Deut., xxiv. l · texte numérisé non relu

Deut., xxiv. l

pour qu'ils forment, l'un avec l'autre, une union qui doit être permanente, pour élever des enfants et perpétuer le genre humain, non pas seulement physiquement, mais aussi moralement. C'est en présence et au nom de Dieu que les deux époux se lient: Dieu intervient au contrat; on ne peut le rompre que selon le cas et dans la mesure que Dieu a établis; se séparer de son conjoint, c'est violer le pacte de Dieux. Mépriser son époux, son épouse, c'est mépriser l'œuvre de Dieu, l'image de Dieu.

D. Y a-t-il d'autres passages de l'Ancien Testament qui rappellent aux hommes en termes exprès que le mariage est une institution sainte, et que c'est une espèce de sacrilège de la détourner de sa fin, qui est de mettre au monde et d'élever des enfants de Dieu?

R. La Bible est remplie de textes à ce sujet; le livre de Tobie, entre autres, contient ces enseiguements avec un charme ravissant. Dieu avait destiné le fils de ce saint homme à épouser Sara, fille de Raguel. Ce fut l'ange qui le conduisait qui lui conseilla de faire ce mariage, mais le jeune Tobie y répugnait ; car, dit-il, «j'ai ouï dire qu'elle a déjà épousé sept maris, et qu'ils sont tous morts; je crains donc que la même chose ne m'arrive aussi, et que, comme je suis fils unique, je ne cause à mon père et à ma mère une affliction capable de conduire leur vieillesse au tombeau... »

Mais l'ange Raphaël le rassura en lui disant: « Écoutezmoi, et je vous apprendrai pourquoi ces sept maris sont morts, et quels sont ceux qui méritent d'être ainsi punis de Dieu — quoique Dieu n'intervienne pas toujours pour leur infliger ce châtiment en cette vie terrestre: — ce sont ceux qui, en se mariant, bannissent Dieu de leur cœur et de leur esprit, et ne pensent qu'à satisfaire leurs passions brutales, comme le cheval et l'âne, comme les animaux sans raison... Mais vous, quand vous aurez épousé cette jeune fille, et que vous vous serez retirés tous deux dans

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