‹ Catéchisme politiqueChapitre 46 sur 233 · MARIAGE DU JEUNE TOBIE · texte numérisé non relu

MARIAGE DU JEUNE TOBIE

la chambre nuptiale, vous vous mettrez en prières, vous prierez vers Dieu afin qu'il répande sur vous ses bénédictions ».

Le jeune Tobie, ayant entendu ces paroles, se sentit rempli d'amour pour elle, et son âme s'attacha à la sienne.

Lorsqu'ils furent arrivés chez Haguel, le jeune Tobie demanda et obtint la main de Sara. Après la cérémonie du mariage, le contrat et le festin, Raguel appela Anne, sa femme, et lui ordonna de préparer la chambre nuptiale.

L'ayant préparée, elle y conduisit Sara, sa fille, qui se mit à pleurer devant Dieu.

Sa mère la consola par de tendres paroles, lui disant : « Le Seigneur aura pitié de vous, et vous comblera de joie, au lieu de la tristesse qui accable votre cœur ».

Plus tard on conduisit le jeune Tobie dans la chambre où était Sara.

Lorsqu'ils furent seuls, enfermés dans la chambre, Tobie se leva du lit et dit : « Levez-vous, ma sœur, et prions le Seigneur d'avoir pitié de nous ;

» Car nous sommes enfants des saints, et nous ne devons pas nous marier comme les païens qui ne connaissent pas Dieu. »

S'étant donc levés tous deux, ils priaient Dieu instamment de les conserver en santé.

Et Tobie prononça ces paroles: « Seigneur, Dieu de nos pères, que le ciel, la terre et la mer, les fontaines et les fleuves, avec toutes vos créatures qu'ils renferment, vous bénissent ;

» Vous avez fait Adam du limon de la terre, et vo-us lui avez donné Eve pour son secours;

» Et maintenant, Seigneur, vous savez que ce n'est point pour satisfaire ma passion que je prends ma sœur pour être ma femme ;

» Mais dans le seul désir de laisser des enfants, par lesquels votre nom soit béni dans tous les siècles ».

Sara, à son tour, parla ainsi : « Faites-nousmiséricorde, Seigneur, faites-nous miséricorde, et que noua puissions vivre ensemble, jusqu'à la mort, dans une parfaite

santé ».

D. Je suppose bien qu'un code qui exigent des sentiments si purs dans le mariage devait proscrire la prostitution.

R. Moïse flétrit énergiquement la prostitution qui avait lieu, chez les païens, autour des temples, ou dedans, en l'honneur de la divinité, et dont le prix était offert sur les autels : « Il n'y aura point, en Israël, de femmes ni d'hommes qui se prostituent en l'honneur de la divinité.

» Vous n'offrirez point, dans la maison de Dieu, le prix de la prostitution de la femme ou de l'homme (il s'agit ici de prostitution de l'homme à l'homme) '.

» Vous ne planterez ni de grands bois ni aucun arbre autour de la maison du Seigneur votre Dieu » (comme cela a lieu chez les peuples voisins, où ces bois servent à cacher d'infâmes débauches).

Le Lévitique défend aux parents de prostituer leurs filles, vice qui souille la terre et la remplit de crimes dans beaucoup de pays, (en Chypre, par exemple, les parents prostituaient leurs filles, et avec le produit de ces infamies, ils leur constituaient une dot pour les marier).

Dans aucun livre, depuis le commencement du monde jusqu'à nos jours, on ne trouve des conseils donnés à la jeunesse, pour la précautionner contre l'amour impur, dans un langage aussi éloquent que celui des Proverbes : « Observez, mon fils, les préceptes de votre père et n'abandonnez point les recommandations de votre mère : portez-les gravés dans votre cœur, n'en détournez jamais votre attention ;

» Lorsque vous marchez, qu'ils vous accompagnent ;

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