‹ Catéchisme politiqueChapitre 50 sur 233 · Luc, XVI · texte numérisé non relu

Luc, XVI

L'homme est obligé d'être fidèle à sa femme, comme la femme à l'homme.

L'homme doit satisfaire sa femme pour l'usage du mariage, comme la femme, l'homme. Le droit et le devoir de l'homme et de la femme sont en ces points égaux, réciproques.

Voilà la femme tirée, par le christianisme, de l'état d'infériorité et d'esclavage où elle croupissait, où elle croupit encore chez les nations infidèles l.

D. La question du divorce est très importante et on l'agite beaucoup de nos jours. Les Protestants prétendent que le divorce est autorisé par l'Évangile. Veuillez éclaircir cette difficulté.

R. Le christianisme proscrit non seulement la polygamie, mais encore le divorce. Jésus-Christ s'est prononcé là dessus expressément. Nous avons déjà dit que, chez les Juifs, la loi ou tolérait, ou permettait le divorce. Mais il y avait à cette époque des discussions très vives entre les sectes, sur les cas où le divorce est permis et sur ceux où il est défendu : les uns soutenaient que l'on pouvait divorcer pour n'importe quel motif, les autres, que le divorce n'était légitime que pour certaines causes graves, telles que l'adultère. Ce que sachant, les Pharisiens tendirent un piège à Jésus-Christ, en lui demandant sur cette question son avis qui devait nécessairement déplaire aux uns ou aux autres. Ils lui dirent : « Est-il permis à un homme de quitter sa femme pour quelque cause que ce soit? » Jésus-Christ, éludant cette question controversée de la loi ancienne, profita de l'occasion pour y substituer ouvertement sa loi nouvelle, qui ne permet et ne tolère le divorce en aucun cas: il leur répondit :« N'avez-vous point lu que celui qui créa l'homme dès le commencement, le créa màlc et femelle, et qu'il dit : C'est pourquoi l homme abandonnera son père et sa mère, et il s'attachera à sa femme et ils seront dtux dans une seule chair ».

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