‹ Catéchisme politiqueChapitre 51 sur 233 · ul Cor., h · texte numérisé non relu

ul Cor., h

« Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. (C'est Dieu qui l'a établi ainsi, c'est lui qui a voulu que le lien du mariage lut indissoluble). Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a uni, quod Deus conjunxit homo non separet ».

Jésus-Christ démontre de la sorte que sa doctrine est conforme à l'institution primitive du mariage, que le Nouveau Testament ne contredit pas pour le fond l'Ancien. Mais comme, sous l'Ancien Testament, le divorce était permis en certains cas, ils crurent mettre Jésus- Christ dans l'embarras, en lui objectant ce fait, et l'amener ainsi à se contredire : « Pourquoi donc », dirent-ils, <( Moïse a-t-il ordonné qu'on donnât à sa femme un écrit de répudiation et qu'on la renvoyât? » Moïse permet donc à un homme de renvoyer sa femme. Comment expliquezvous cette permission?

Jésus-Christ leur répondit : « C'est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de quitter vos femmes ; mais il n'en a pas été ainsi originairement.

» Aussi je vous déclare que quiconque quitte sa femme, si ce n'est en cas d'adultère, et en épouse une autre, commet un adultère; et quiconque épouse une femme répudiée par son mari, commet un adultère ». Ainsi les Juifs confondaient la loi primitive qui établit limité et l'indissolubilité du mariage, avec la loi ultérieure qui permet ou tolère la polygamie et le divorce (en les réglementant), à cause de la dureté de cœur et de l'indocilité des Juifs. Jésus-Christ démêle ces deux choses ; il révoque la tolérance ou la permission accordée par Moïse, et rétablit le mariage sur le pied où Dieu l'avait mis dès le commencement l.

Les Luthériens, les Calvinistes et les Grecsr s'appuyant sur ce texte : « Quiconque quitte sa femme, si ce n'est en cas (Ca /u/tère, et en épouse une autre, commet un adultère », concluent que dans le cas où la femme se trouve

Page 1