Deut., xvn
maiiics, loi dont il était Fauteur comme Dieu, la confirme;
il nous reste à 1<3 voir en rétablir le sens: « .Mais », dit le docteur, « quel est mon prochain?» Là gisait la question. Le docteur admettait la loi qui ordonnait d'aimer son
prochain comme soi-même ; mais, ainsi que la plupart des scribes et des pharisiens, c'est-à-dire les Bommités scientifiques, littéraires, politiques, religieuses, de la nation juive, il ne regardait pas comme son prochain un homme d'une autre nation, d'une autre religion que lui; que dis-je, même parmi les Juifs, il ne se croyait pas obligé d'aimer fraternellement, comme son prochain, un pécheur, un violateur de la loi. Par prochain, le juif entendait un juif, le pharisien un pharisien ; ils oubliaient ce qui nous rapproche le plus les uns des autres, ce qui nous identifie pour ainsi dire les uns avec les autres, ce qui est le lien primordial de toute société, à savoir l humanité. « Je suis homme, aucun homme ne m'est étranger. » Cette belle maxime proclamée, vers la même époque, par le poète latin, empreinte par le créateur dans le cœur de l'homme, rappelée par les saintes Écritures, dépositaires des enseignements divins, mais presque partout violée par l'égoïsme humain, presque effacée du code des nations, Notre-Seigneur Jésus-Christ vint la rétablir, par son exemple en mourant pour tous les hommes, par ses institutions en fondant une église, une société pour tous les hommes sans distinction de nations, de tribus, et par ses paroles, entre autre par l'admirable leçon qu'il donna au jurisconsulte israélite : « Quel est mon prochain? » avait demandé celui-ci, Jésus répondit: « Un homme qui descendait de Jérusalem à Jéricho tomba entre les mains des voleurs qui le dépouillèrent, l'accablèrent de coups et le laissèrent à demi-mort. Il arriva ensuite qu'un prêtre qui descendait par ce même chemin, l'ayant aperçu, passa outre ; pareillement, un lévite qui vint au même lieu, le vit, et passa outre. Mais un Samaritain, qui cheminait par là, arrivé près de ce voyageur blessé, dès qu'il le vit, fut touché de compassion; il s'approcha de lui, banda