‹ Catéchisme politiqueChapitre 71 sur 233 · Past. 3 part. mon · texte numérisé non relu

Past. 3 part. mon

D. Qu'entendez-vous par donner son superflu?

R. On distingue deux sortes de superflus : il y a le superflu à la nature, c'est ce qui n'est pas nécessaire pour notre subsistance, ni pour celle des personnes que nous devons entretenir. 11 y a le superflu à l'état de chacun, c'est ce qui n'est pas nécessaire à se soutenir, soi et sa famille, dans son état, dans son rang. Mais il ne faut pas regarder comme nécessaire à l'état, au rang, ce qu'on y dépense par amour du luxe, du faste, des plaisirs : si l'on n'admettait comme superflu que ce qui reste après avoir satisfait aux passions mondaines, il n'y aurait point de superflu, et les gens du monde se trouveraient exempts du précepte divin ; le pape Innocent XI a condamné cette proposition, subversive de la loi divine. L'esprit chrétien veut que les personnes les plus élevées, dans l'échelle sociale, gardent une honnête modération en lenrs meubles, en leurs habits, en leur train, dans les bâtiments, les festins, les jeux, les plaisirs; dans l'accroissement de leur fortune, dans les dotations faites à leurs enfants. Que les riches se conduisent chrétiennement, dit saint Augustin, et il auront beaucoup de superflu pour secourir les indigents '.

D. L'obligation de secourir notre prochain n'existe que quand celui-ci est dans la nécessité. Expliquez ce terme, ou plutôt le cas qu'il exprime.

R. On doit distinguer trois nécessités dans lesquelles nous devons secourir le prochain de nos biens. Il y a la nécessité extrême, quand l'indigent est en danger évident de mourir ou de devenir infirme, s'il n'est secouru. Il y a la nécessité pressante, lorsque le prochain ne peut pas éviter une maladie, ou sa ruine, ou quelque autre grave accident, s'il n'est secouru. Enfin, il y a la nécessité commune, dans laquelle notre prochain ne peut, malgré son travail, se procurer les choses nécessaires à la vie pour lui et la famille dont il est chargé.

\. Sur Ift Psaume cxlvii.

D. Quelles sont nos obligations diverses selon ces divers cas?

R. La théologie catholique enseigne que ceux qui oui des biens super/lus à leur état, sont oblig ras peine de

péché mortel, c'est-à-dire de damnation éternelle, de secourir non seulement les indigents qui sont dans Y extrême nécessité, mais aussi ceux qui sont dans une nécessité pressante. Saint Augustin exige même que, dans ces deux cas, nous consacrions à secourir les indigents une partie de ce qui est nécessaire à notre état, de ce qui, par conséquent, est superflu à notre nature. Enfin, saint Thomas, le chef des théologiens, est d'avis que les riches, qui ont des biens absolument superflus, sont strictement obligés d'en donner une partie considérable aux pauvres qui ne sont que dans une nécessité commune, parce que, dit saint Augustin, ce qui nous est superflu étant nécessaire aux pauvres, et Dieu, qui est le maître des biens, ayant ordonné de le leur donner, si nous le retenons pour nous, nous retenons le bien d autrui \

D. Y a-t-il quelque sanction divine, attachée à cette loi?

R. Si quelqu'un manque à l'accomplissement de ces devoirs, voici le sort qui l'attend : « Lorsque l'Homme-Dieu viendra pour prononcer le jugement général et dernier, il placera les bons à sa droite, les méchants à sa gauche, et il dira aux premiers : Venez posséder la gloire et le bonheur qui vous ont été destinés par Dieu et que vous avez mérité par vos bonnes œuvres : car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger^ j'étais sans abri et vous m'avez logé, j'étais sans vêtement et vous m'avez vêtu, j'ai été malade et vous m'avez soigné, j'ai été en prison et vous m'y avez visité ».

Alors les justes répondront : « Seigneur, quand est-ce que nous vous avons vu avoir faim, et que' nous vous avons donné à manger; ou avoir soif, et que nous vous

1. S. Thom. 2. 2. q. 32. art. 6. — in 4 dist. io q. 2. art 1 quœst. 4 ad 4; saint Augustin in Ps. cxlvii.

avons donné à boire? Quand est-ce que nous vous avons vu sans abri et que nous vous avons logé, sans vêtement et que nous vous en avons donné? Quand est-ce que nous vous avons vu malade ou en prison et que nous vous avons assisté, visité?

Et le Seigneur leur répondra : « Je vous dis en vérité qu'autant de fois que vous avez fait cela à l'égard du dernier de mes frères, c'est à moi-même que vous l'avez fait ».

Il dira ensuite à ceux qui seront à sa gauche : Retirezvous de moi, maudits, allez subir le supplice éternel qui vous attend. Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger, j'ai eu soif et vous ne m'avez pas donné à boire, j'étais sans abri et vous ne m'avez pas logé, j'étais sans vêtement et vous ne m'avez pas vêtu, j'étais malade et en prison et vous ne m'avez pas assisté, visité.

Eux aussi lui demanderont : Seigneur, quand est-ce que nous vous avons vu avoir faim ou soif, ou être sans abri, ou sans vêtement, ou malade, ou en prison, et que nous avons manqué à vous assister? Il leur répondra : Je vous dis en vérité que toutes les fois que vous avez refusé cette assistance au dernier de mes frères, c'est à moi que vous l'avez refusée.

Et alors les uns entreront dans le supplice éternel, et les autres dans la félicité éternelle l.

D. Tout commentaire affaiblirait ces paroles. Elles prouvent, avec beaucoup d'autres endroits des Ecritures, le sentiment des Pères, des conciles, des papes, des théologiens, que nous sommes obligés, sous peine de la damnation éternelle, de consacrer une très grande partie du superflu de nos ressources à secourir notre prochain dans ses nécessités. Toute personne, toute société qui manque à ce devoir n'est pas chrétienne.

R. C'est, hélas ! il faut l'avouer à notre honte, c'est le

\. Matth. xxv

cas d'un certain nombre : chacun de nous s'est fait un christianisme, un catholicisme spécial, pour ses commodités, ne conservant que ce qui peut lui être utile ou agréable, en retranchant tout le reste. Des pauvres ne veulent pas d'un christianisme qui leur défend non seulement de prendre, mais même de convoiter le bien des riches; des riches repoussent une religion qui les oblige de donner leur superllu aux pauvres.

C'est de cet égoïsme que viennent les imperfections sociales : on ne peut donc les corriger qu'en transformant le cœur humain, en l'embrasant de l'amour de Dieu et du prochain, et du désir des biens éternels : toute amélioration sociale consiste à devenir plus chrétien par la foi et les actes. Soyons des chrétiens réels, nous serons parfaits; appliquons entièrement les préceptes évangéliques, nous aurons accompli tout progrès.

D. Est-ce à dire qu'en somme il y a en France mauvaise volonté chez les riches quand il s'agit de secourir les pauvres ?

R. Au contraire : la France a des entrailles pleines de charité et de générosité, et il se trouve généralement chez nous assez de personnes compatissantes qui font les plus grands sacrifices pour soulager la misère et la souffrance.

Mais quand le précepte de l'aumône est suffisamment appliqué, il n'est pas toujours bien appliqué. De même qu'il est des chrétiens qui ne veulent pas donner assez de leur superflu aux indigents, il en est d'autres qui ne savent pas le donner, qui favorisent la mendicité et le vagabondage* en donnant surtout l'aumône à ceux qui la demandent, qui passent leur temps à la demander et qui en vivent exclusivement, lorsqu'ils pourraient vivre du produit de leur travail.

D. La question des ]>auvres et de leur assistance est obs-

-curcie par tant d'erreurs et de préjugés, qu'il serait utile d'y répandre quelque lumière.

R. Pour suivre une voie pratique, il faut tenir compte •de certaines observations recueillies par la science économique : les voici sous une forme concise :

1° C'est dans les pays où les salaires sont plus élevés qu'il y a plus de misère, et ce sont souvent les ouvriers <jui gagnent le plus qui épargnent le moins.

2° Le paupérisme croît avec le progrès, la civilisation, l'industrie, qui créent des appétits, des habitudes, des besoins nouveaux.

3° Le paupérisme est alimenté par l'assistance légale : une partie de la population compte là dessus, au lieu de s'évertuer à assurer elle-même ses propres moyens de vivre, parle travail, la privation, l'ordre, l'épargne.

En Angleterre, le sixième de la population vit de l'assistance des cinq autres sixièmes : pays industriel, commerçant, et où l'assistance publique est solidement organisée.

En Espagne, pays arriéré, où l'assistance publique •existe peu ou point, il n'y a presque pas d'indigents.

En France, c'est dans le département le plus riche, le plus progressif, le plus assisté, le Nord, qu'il y a le plus d'indigents : le sixième de la population, comme en Angleterre.

Dans la Creuse, département le plus pauvre, le plus retardataire, il n'y a qu'un indigent par cinquante habitants.

On voit par là combien le problème de l'extinction de Ja mendicité est difficile à résoudre, surtout parce qu'on risque d'augmenter le paupérisme en l'assistant.

D. Faites-nous connaître comment les choses se passent en Angleterre.

R. En Angleterre, on cherche à supprimer la mendicité en donnant aux indigents tout ce dont ils ont besoin.

L'organisation de cette assistance publique se compose ■de trois éléments essentiels :

1H CMâPITRI II. — CIVILISAI ION

1° En Angleterre et en Amérique, il y a dans chaque commune, outre les fonctions municipales, une foule d'offices destinés à pourvoir à certains services : ainsi, une commission est chargée de surveiller l'éclairage, une autre l'hygiène, une autre la propreté de la voie publique, etc., etc. Il y a ainsi une quinzaine de services municipaux, faits ou dirigés par des commissions, électives et obligatoires ; celui qui est nommé membre d'une de ces commissions doit accepter sous peine d'amende. Or, il y a une commission pour l'extinction de la mendicité ou l'assistance publique.

2° On pourvoit à l'assistance publique par un impôt (la taxe des pauvres), qui est la base de tous les autres impôts.

3° Une administration spéciale a mission de faire fonctionner le service de l'assistance publique dans tout le royaume. L'autorité centrale y est exercée par un bureau de la loi des pauvres, véritable ministère, qui envoie partout des inspecteurs.

Il y a aussi dans chaque district (canton) un bureau d'administrateurs qui nomment les agents suivants : le secrétaire de l'assistance publique, le trésorier, le médecin extérieur, le médecin de la maison de travail, la matrone, le chapelain (aumônier), l'instituteur, l'institutrice, la nourrice, etc.. L'assistance consiste à admettre un indigent dans la maison de travail ou à lui donner des secours à domicile. Les médecins prononcent l'admission et rangent les admis par catégories : vieillards, enfants, jeunes filles, femmes, etc. Les secours à domicile doivent être principalement en nature : vêtements, combustibles, aliments. On n'a droit à être secouru que là où l'on a son domicile légal.

D. Quel est le genre d'assistance qui domine en France?

R. En France, la misère est surtout secourue par la charité privée, qui a aussi ses inconvénients.

1° On risque de secourir principalement les mendiants, les vagabonds, tandis que de vrais pauvres, qui travail-

PAUPÉ1USME, MENDICITÉ, ASSISTANCE PUBLIQUE 95

lent au lieu de tendre la main aux passants, peuvent rester sans assistance.

2° Un grand nombre de personnes peuvent donner successivement au même mendiant, qui se trouvera avoir plus qu'il ne lui est nécessaire : on a vu des mendiants s'enrichir du produit de leur mendicité, c'est-à-dire de leur paresse.

D. Quel genre d'assistance vous semble préférable?

R. Entre ces deux systèmes, celui de la charité publique et celui de la charité privée, une société chrétienne, comme la nôtre doit l'être, adopterait utilement peutêtre un système intermédiaire, dont voici les principes :

1° Il y aurait un impôt des pauvres perçu par chaque commune, par chaque canton, par chaque arrondissement, par chaque département, et enfin par l'Etat.

Cet impôt serait proportionnel au revenu présumé de chaque citoyen, et assis de façon à ne porter que sur le superflu à Y état de chacun. En outre, on exhorterait les personnes les plus riches et les plus charitables à faire des dons, des legs testamentaires en faveur de cette œuvre, qui, bien organisée et fonctionnant avec régularité et succès, attirerait beaucoup de sympathies. L'impôt ne se percevrait qu'en cas d'insuffisance des dons volontaires.

2° Le canton viendrait au secours de la commune en cas d'insuffisance de celle-ci ; l'arrondissement au secours du canton, le département au secours de l'arrondissement, l'État au secours du département, toujours en cas d'insuffisance. Il y a tel établissement qui dépasserait les besoins et les ressources d'une petite division territoriale, et qui ne serait pas trop considérable pour une plus grande.

Ainsi, chaque commune ne peut avoir un hôpital pour les malades, les infirmes, les vieillards indigents; mais un hôpital n'est pas de trop pour toutes les communes d'un canton, ou du moins pour toutes celles d'un arrondissement. 11 faudrait bien un asile d'orphelins dans chaque

département. Un asile d'aliénés suffit pour plusieurs départements, qui le construiraient et l 'entretiendraient à frais communs ; l'État viendrait en aide aux départements pauvres.

3° II y aurait un comité spécial chargé de la bienfaisance} nommé, pour les deux tiers de ses membres, dans chaque commune, par le conseil municipal: dans chaque canton, par le conseil cantonal (ou municipal, si la constitution n'établit pas de conseil cantonale ; dans chaque arrondissement par le conseil d'arrondissement; dans chaque département par le conseil général. J'ai dit pour les deux tiers des membres. L'autre tiers comprendrait quelques personnes, comme le curé, qui seraient membres de droit, et d'autres nommées par l'administration. Outre ce comité directeur et administrateur, on aurait un comité de dames collectrices des aumônes volontaires, et distributrices des secours, sous la surveillance du comité. Les quêtes faites par les dames sont mille fois plus productives, parce qu'elles savent mieux demander et qu'on sait moins leur résister. Les aumônes portées dans les familles pauvres par des dames ont bien plus de valeur, car elles sont données plus gracieusement et accompagnées de douces consolations, telles que le cœur sensible des femmes en peut seul prodiguer.

11 y aurait, au siège du gouvernement, au ministère de l'intérieur, un directeur, avec le personnel nécessaire, pour assurer la marche de ce service public; on pourrait aussi établir, comme en Angleterre, des inspecteurs généraux, qui parcourraient une fois par an, au moins, tous les chefs-lieux de département et d'arrondissement, afin d'éclairer tout à la fois et de contrôler les administrateurs de la bienfaisance publique.

4° La mendicité et le vagabondage seraient interdits, non pas en théorie seulement et par des défenses inscrites sur les poteaux des routes, mais effectivement et efficacement. On arrêterait quiconque aurait demandé l'aumône.

5° Le mode d'assistance le plus usité devrait être le secours à domicile ; parce que celui qui porte ce secours peut s'assurer par lui-même de la nature et de l'étendue des besoins de l'indigent ; il profite de l'occasion pour voir comment il tient son intérieur et sa famille ; si la propreté, l'ordre, y régnent; si la religion, la morale, la probité, y sont en honneur ; il assiste aussi l'âme en même temps que le corps, par de bonnes paroles placées à propos; il instruit, il moralise, il évangélise.

6° Les secours devraient consister surtout en nature, aliments, vêtements, combustible, parce qu'on est plus sûr que ce genre de secours ne sera pas détourné de sa destination ; combien de pères de famille dépravés, si vous leur donnez de l'argent pour nourrir, vêtir, chauffer leurs nombreux enfants, le dépenseront seuls dans le cabaret, cet ignoble repaire du plus grossier égoïsme !

7° On surveillerait sévèrement toutes les personnes assistées, pour savoir si elles se montrent, par leur conduite, dignes des secours qu'on leur donne ; si elles en font un légitime usage, si elles déploient toute l'activité nécessaire pour s'en passer le plus tôt possible. Il faudrait souvent exposer aux indigents que la misère, sauf des cas exceptionnels, est honteuse et coupable, parce que c'est le fruit de la paresse et du désordre, et qu'ils doivent donc s'appliquer à sortir le plus tôt possible de cette triste situation.

On devrait être très large pour les pauvres vertueux, et surtout pour ceux qui ont beaucoup d'enfants, et qui contribuent ainsi à guérir la grande plaie de la France, qui est la diminution de la population, inspirée par un vil intérêt. Au contraire, on montrerait beaucoup de sévérité pour les indigents adultes qui ne se marient pas, pour les pères de famille qui ont très peu d'enfants ou qui ne s'occupent pas de ceux qu'ils ont. On serait surtout impitoyable pour l'ivrognerie, la débauche, l'oisiveté.

8° On ne recourrait à rétablissement de maisons de travail qu'à la dernière extrémité, parée que l'indigent doit considérer l'assistance qu'on lui donne comme accidentelle et temporaire, et non comme chose ordinaire et perpétuelle. Donner à l'assistance publique une forte organisation, c'est organiser la misère : le droit absolu des pauvres à l'assistance est un encouragement à la fainéantise et au désordre : pourquoi se priver et économiser, quand on sait que l'Etat vous donnera ce qui pourrait vous manquer ? Inutile de penser à vous et à vos enfants : l'État y songe et veille sur vous. Pourquoi vous efforceriezvous de travailler beaucoup et bien, pour être sûr d'être employé par les patrons qui désirent de bons ouvriers ? N'avez-vous pas à votre disposition les maisons de travail de l'État, refuges du rebut de la classe ouvrière?

D. Quelle nécessité voyez-vous qu'il y ait des ministres de la religion dans chaque conseil, dans chaque comité de charité ou de bienfaisance publique?

R. Cette importante question a été discutée dans l'Assemblée nationale française, séance du 27 mars 1873, disons plutôt que cette cause a été plaidée victorieusement par l'éloquent évêque d'Orléans, Mgr Dupanloup.

D. Quelles raisons a-t-il fait valoir?

R. L'orateur démontra que séparer la bienfaisance publique de la religion, c'est séparer un ruisseau de sa source ; car la charité procède exclusivement du christianisme : « Avant nous, avant le christianisme, il n'y avait pas sur la surface de la terre un seul hospice, un seul hôpital, un seul asile pour la souffrance... On connaît la date des premières fondations d'assistance publique, les noms des premiers fondateurs : ce sont des papes, des évêques, des prêtres, des chrétiens... La charité était inconnue du paganisme, le nom même est absent de la langue païenne. Le plus fameux moraliste de l'antiquité définissait la compassion, un vice du cœur : misericordia animi vilium est !... Un autre ancien disait qu'il faut être

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