S. Basile in Ps. vu ; II Cor. , xn
est préférable de les rendre vertueux que riches, la vertu étant le premier des trésors, et l'âme L'emportant sur le
corps. Il faudrait faire sucer aux enfants, avec le lait, l'amour de la vérité et de la vertu, l'amour de Dieu et du prochain. C'est aux parents à les instruire ou à les faire instruire des vérités religieuses, à leur apprendre à remplir leurs devoirs de chrétien l. Pères, dit l'apôtre, ayez soin de bien élever vos enfants, en les corrigeant et les instruisant selon le Seigneur 2. « Celui qui n'a pas soin de ses enfants renonce à la foi a », car ne cesse-t-on pas d'être chrétien lorsqu'on ne pratique pas ce qu'on croit, et qu'on foule aux pieds les devoirs que la croyance impose? L'Église ne limite pas ce devoir des parents envers leurs enfants à l'instruction religieuse : elle enseigne, comme elle a toujours enseigné, que « les pères et les mères doivent aussi l'éducation civile à leurs enfants; ils sont obligés de fournir ce qui est nécessaire pour cela, selon l'usage observé parmi les gens de même condition quand ils ont les moyens de le faire. Ils doivent les envoyer dans les écoles et dans les académies pour y être instruits dans les sciences, ou y apprendre les exercices convenables ». Ce sont les propres termes de la théologie la plus répandue en France avant 1789, sous ce titre : Conférences ecclésiastiques d'Angers 4. On rappelle dans le même ouvrage que la meilleure instruction que les parents puissent donner à leurs enfants, celle qui est absolument obligatoire, parce qu'elle est toujours possible, c'est celle de leurs exemples. La manière dont le père vit en sa maison, selon la remarque de Salvien, sert ordinairement de règle à sa famille. Aussi est-il passé en proverbe de dire « tel père, tel fils : qui voit la mère, voit la fille 5 ». Le plus beau livre que les parents puissent mettre