‹ Catéchisme politiqueChapitre 90 sur 233 · S. Jacques, v · texte numérisé non relu

S. Jacques, v

3. Ad Ephes., ch. 6 ; saint Augustin, 1, De Mor. Ecoles. , ch. £,

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leur devoir en les servant bien, el servenl Dieu qui les récompensera selon leur mérite '.

Un serviteur fidèle vrille sur les intérêts <!<■ son maître comme sur ses propres intérêts ; il a soin «lu bien de son

maître, il le ménage, il s'oppose de tout son pouvoir à ce qu'on lui fasse aucun tort. Il ne s'approprie rien de ce qui appartient à son maître : prendre le bien d'autrui contre sa volonté, sans son agrément, est un larcin, qu'aucun prétexte ne peut excuser, pas plus devant Dieu que devant les hommes. Que le serviteur qui trouve ses gages trop modiques, en demande à son maître l'augmentation ou abandonne son service, une fois délié de ses engagements. Maîtres et serviteurs sont également obligés d'exécuter les conventions, de tenir leurs engagements réciproques. De même donc que le serviteur peut exiger tout ce qui lui est dû selon les conventions, de même il commettrait un larcin, en prenant, en cachette, quelque chose au delà, sous prétexte qu'il n'est pas assez payé pour l'importance de ses services. Le pape Innocent XI et le clergé de France ont censuré la proposition contraire, conçue en ces termes : « Les serviteurs et les servantes peuvent prendre en cachette à leurs maîtres de quoi récompenser les services qu'ils leurs rendent, lorsqu'ils les jugent plus grands que les gages qu'ils reçoivent ».

S'identifîant avec leurs maîtres, se regardant comme membres de leurs familles, les bons et fidèles serviteurs se gardent bien de révéler les secrets de ces familles, les défauts de ces maîtres ; de rien faire ni rien dire qui leur pourrait nuire : manquera ce devoir est offenser Dieu.

Mais un serviteur, une servante pèchent plus gravement encore, en obéissant à leurs maîtres en ce qui est contraire à la loi de Dieu, en favorisant leurs désordres ou en y participant; car nos devoirs sociaux et domestiques sont subordonnés à ce principe : il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes.

1. Saint Pierre, Ep. 1 ; saint Ambroise, Ep. 83 ad eccles. Vercell.

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