‹ Catéchisme positivist: ou, Sommaire exposition de la religion universelle enChapitre 110 sur 127 · TROISIÈME PARTIE. 2&d · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. 2&d

que qui teraiiiie le {dus beau des poëines conviaul davantage au nonveau culte qu'à Tancien :

Donna, se' tanto graDée e tanto vali Che qaal vuol grazia e a te non ricorre Sua disianza ynol volar senz' ali.

La tna benignità non par soccorrv À chi (Mmanda, ma moite fiate Liberamente al dimandar precorre.

In te misericordia, in te pietate.

In te magnificenza, in te s'aduna Qaantooque in creatura ô di bontate*

Plus qu'aucui^ autre classe, le sacerdoce de THumanité doit utiliser une telle assistance. Ses luttes sociales ne pourront qu'y mieux développer le courage, la persévérance, et même la prudence. Mais elles tendront souvent à troubler sa pureté morale par des séductions ambitieuses, d'autant plus redoutables qu elles sembleront émaner d'un saint zèle. Nos prêtres éprouveront donc un fréquent besoin de retremper leur vraie dignité dans un noble commerce, d'abord subjectif, puis même objectif, avec le sexe aimant.

Quant aux dispositions résultées de Texistence domestique, elle suscitera surtout le meilleur apprentissage de cette règle fondamentale que chacun doit s'imposer librement, comme base personnelle du régime public : Vivre au grand jour. Pour cacher leurs turpitudes morales, nos métaphysiciens firent prévaloir la honteuse législation qui nous interdit encore de scruter la vie privée des hommes publics. Mais le positivisme, systématisant dignement l'instinct universel, invoquera tou-

jours la scrupuleuse appréciation de l'existence p^sonnelle et domestique comme la meilleure garantie de la conduite sociale. Nul ne devant aspirer qu'à Testime de ceux qui lui en inspirent, chacun ne doit pas indistinctement à tous un compte habituel de ses actions quelconques. Mais, quelque restreint que puisse devenir, en certains cas, le nombre de nos juges, il suflBt qu'il en . existe toujours pour que la loi de vivre au grand jour ne perde jamais son efficacité morale^ en nous poussant ^constamment à ne rien faire qui ne soit avouable. Une lelle disposition prescrit aussitôt le respect continu de /la vérité et le scrupuleux accomplissement des promesses quelconques. Ce double devoir général, dignement introduit au moyen âge, résume toute la morale publique. Il vous fait sentir la profonde réalité de cette admirable décision où Dante, représentant, à son insu, l'impulsion chevaleresque, assigne aux traîtres le plus horrible enfer. Au milieu même de l'anarchie moderne, le meilleur chantre de la chevalerie proclamait dignement la principale maxime de nos héroïques ancêtres :

La fede anqua non deve esser corrotta, data a un solo, o data insieme a mille;

Senza giurare, o segno altro più espresso, Basli una vol ta cbe s'abbia promesso.

Ces pressentiments croissants des mœurs sociocratiques sont irrévocablement systématisés par la religion positive, qui représente le mensonge et la trahison comme directement incompatibles avec toute coopération humaine.

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