‹ Catéchisme positivist: ou, Sommaire exposition de la religion universelle enChapitre 121 sur 127 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

telle attribution. Si le sacerdoce est déjà seul compétent pour régler dignement les rapports mutuels des divers peuples occidentaux, à plus forte raison doit-il régir, sans aucune concurrence, les plus vastes relations so* ciales. A travers des dominations éphémères et désastreuses, c'est aux perfectionnements scientifiques ou techniques qu'on doit réellement toutes les communications utiles et durables de l'Occident avec le reste de la planète humaine. Le génie toujours relatif du positivisme le rend exclusivement propre à comporter de véritables missions, capables de rattacher graduellement les populations quelconques à son unité caractéristique, seule digne de tout embrasser.

La Fëmaie. Cette immense conversion, nécessaire à la pleine constitution du Grand-Être, doit suivre, mon père, une marche naturelle, dont je voudrais connaître le caractère essentiel.

Le Prêtre. U résulte, ma fille, des affinités décroissantes du positivisme occidental avec les diverses populations étrangères, d'abord monothéistes, puis polythéistes, et enfin fétichistes. Mais les cas qui semblent les plus défavorables, d'après une moindre préparation spontanée, comportent, au contraire, une plus grande intervention systématique, quand on applique dignement la théorie générale des transitions humaines. Toute la conversion peut être suffisamment ébauchée en trois générations, une pour chaque degré principal, en laissant au siècle suivant à développer les différentes bases d'uniformité posées par un sacerdoce nombreux et zélé, s'il est convenablement assisté.

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