‹ Catéchisme positivist: ou, Sommaire exposition de la religion universelle enChapitre 24 sur 127 · PREMIÈRE PARTIE. iXH · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. iXH

deux familles [deux pairons particuliers, l'uaihéojriq|ie^ Tautre pratique, qu'il complétera, lors de son émancipation, en s'imposant lui-même un troisième prénom, pareillement émané des représentants sacrés de l'Humanité.

Dans la civilisation ancienne, ce premier sacrement était souvent refusé, surtout aux êtres j^és incapables de Tactivité destructive qui prévalait alors. Mais, la sociabilité moderne utilisant de plus en plus toutes les natures, la. présentation sera presque toujours acceptée par le sacerdoce, sauf des cas trop exceptionnels pour qu'on doive les prévoir..

Le second sacrement est qualifié à^iniiiatmi^ comme marquant le premier essor de la vie publique, quand Tenfant passe, à quatorze ans, de l'éducation spontanée, que dirigeait sa mère, à rédujeation systématique émanée du sacerdoce. Jusqu'alors les conseils du prêtre s'adressaient seulement aux parents naturels et artificiels, pour leur rappeler leurs dévoilas essentiels pendant la première enfance. Mais ici le nouvel être reçoit directement des avis religieux, destinés surtout à prémunir son cœur contre les vicieuses réactions trop souvent inhérentes à la culture théorique qu'il va subir. Ce second sacrement est susceptible d'ajournement^ et quelquefois de refus, quoique très-rarement, si l'éducation domestique n'a point assez réussi.

Sept ans après, le Jeune adepte, d'abord présenté, puis initié, obtient, d'après l'ensemble de ses préparations, le sacrement A!àVadm%smn^ qui l'autorise à servir librement l'Humanité, dont jusqu'alors il reçut tout

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sans lui rendre rien. Toutes les législations temporelles ont reconnu la nécessité d'ajourner, et même de refuser, une telle émancipation aux êtres qu'une organisation trop imparfaite, mal rectifiée par l'éducation, condamne à une éternelle enfance. Une appréciation plus exacte conduira davantage le sacerdoce à des sévérités analogues, dont les résultats directs se borneront toujours au domaine spirituel.

Ce troisième sacrement érige l'enfant en serviteur, mais sans pouvoir encore spécifier sa propre carrière, souvent différente de celle qu'on lui supposa pendant l'apprentissage pratique qui dut coexister avec son éducation théorique. 11 peut seul décider convenablement, à cet égard, d'après des essais librement tentés et suffisamment prolongés. De là résulte l'institution d'un quatrième sacrement social qui vient, à vingt-huit ans, sauf demande ou prescription d'ajournement, consacrer la destination ainsi choisie. Le culte ancien n*en offrait l'ébauche qu'envers les plus hautes fonctions, par Tordination des prêtres et le sacre des rois. Mais la religion positive doit toujours instituer socialement toutes les professions utiles, sans distinction de publiques ou privées. Les moindres serviteurs du Grand-Être viendront, dans son temple, recevoir solennellement de son sacerdoce la consécration initiale de leurs coopérations quelconques. C'est le seul sacrement susceptible d'un vrai renouvellement, toujours exceptionnel.

La Femme. Je comprends, mon père, cette série des consécrations antérieures au mariage, qui sera suivi de nos quatre autres sacrements. Quant à ce sacrement

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