‹ Catéchisme positivist: ou, Sommaire exposition de la religion universelle enChapitre 26 sur 127 · PREMIÈRE PARTIE. il · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. il

iement au servUeuv de l'Humanité l'inflexible responsabilité qui va commencer pour lui, en ayant spécialement égard à sa fanction propre, devenue pleinement appréciable.

La Femaie. Envers le sacrement suivant, je ne vois, mon père, d'autre destination que de marq)u.eT k terminaison normale de la grande phase d'activité complète et directe ouverte par la sixième consécration.

Le Prêtre. Le sderement de la retraite devient, au contraire, ma âUe, l'un des plus augustes et des mieux caractérisés, quand on considère le dernier office fondamental que remplit alors chaque vrai serviteur de rfinmanité. Ikma Tordre positif,, un fonctionnaire quelconque, surtout temporel, désigne toujours son successeur, sous la sanction de son supérieur^ et sauf les cas ' exceptionnels d'indignité ou d'incapacité, comme je vous Texpliquerai bie&tdl. Vous sentez déjà que c'esl le seul moyen de régulariser assez la continuité humaine. En veimnt, à soixamte^troîs ans, librement abdiquer une activité épuisée, pour développer désormais sa juste influence consukalîve, le citoyen exerce solennellement ce dernier acte de haute autorité,, dès k>rs publiquement soumis aueontrôle sacerdotal et populaire, qui pourra conduire à le noodifier dignement. Chez les riebes, cette transmissicii d'office se complète naturrellement, d'après les mêmes règles, par celle de la portion du capital humain qui. sert d'instrument au fonctionnaire, quand il a prélevé ses provisions personnelles.

Là Femme. Maintenant, mon pèfe, je conçois toute la

portée sociale de notre septième sacrement; où je ne voyais d'abord qu'une sorte de fête domestique.

Quant au suivant, la vraie religion m*est assez familière déjà pour que je comprenne spontanément en quoi il consiste. Il doit remplacer l'horrible cérémonie où le catholicisme, livré sans contrôle à son caractère antisocial, arrachait ouvertement le mourant à toutes les affections humaines, pour le transporter isolément au céleste tribunal. Dans notre transformation y le sacerdoce, mêlant les regrets de la société aux larmes de la famille, apprécie dignement l'ensemble de Texistence qui s'achève. Après avoir obtenu les réparations possibles, il fait le plus souvent espérer l'incorporation subjective, mais sans conjpromettre jamais un jugement qui n'est pas encore mûr.

Le Prêtre. Puisque vous avez, ma fille, convenablement caractérisé le dernier sacrement objectif, je dois vous expliquer maintenant la consécration finale.

Sept ans après la mort, quand toutes les passions perturbatrices sont assez éteintes, sans que les meilleurs documents spéciaux soient déjà perdus, un jugement solennel, dont la sociocratie emprunte le germe à la théocratie, vient irrévocablement fixer le sort de chacun. Le sacerdoce ayant prononcé ïincorporation^ il préside au pompeux transport des restes sanctifiés, qui, jusqu'alors déposés au champ civique, viennent occuper leur place éternelle dans le bois sacré qui entoure le temple de l'Humanité. Chaque tombe s'y trouve ornée d'une simple inscription, d'un buste, ou d'une statue, suivant le degré de la glorification obtenue.

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