DEUXIÈME PARTIE
rent mieux que la plupart des docteurs modernes. Se proposant de pénétrer les causes, ils se bornèrent à expliquer le monde par Thomme, s^ile source possible de toute unité théorique, en attribuant tous les phénomènes à des volontés surhumaines, d'ailleurs intérieures ou extérieures. Un tel problème ne comporte, par sa nature, aucune autre solution, très-supérieure aux ténébreuses fictions de nos athées ou panthéistes, dcHit rétat mental touche davantage à la folie que la naïve situation des vrais fétichistes. Cette supériorité se manifeste surtout d'après les résultats respectifs. Tandis que Tontologie germanique rétrograde aujourd'hui vers sa source grecque, sans .inspirer aucune pensée réelle et durable, la théologie primitive ouvrit à Tesprit humain .la seule issue^que comportât notre situation initiale. Quoiqu'elle 0e pût jamais nous conduire à la. détermination des causer, la liaison provisoire qu'elle établit entre les faits .nous «amena spontanément à la découverte des lois.
D'abord jugée pupement secondàil^e, cette dernière étude tendit bientôt à devenir principale, âous l'impulsmh pratique qui )la représentait cc^aime mieuxtadaptée aux prévisions qu'exige notre activité. Au fond, les bons esprits n'ont jamais cherché la cause (pu'autant qu'ils ne pouvaient trouver la loi ; et leur conduitôreste alors irréprochable, comme plus propre qu^auoune torpeur théorique à prépater. cette acquisition finale. Notice intelligence éprouve même une telle pi^éâtlection pour les conceptions positàvea, surtout d'après leur supérior rite pratique, qu'elle s'efforça souvent de les substituer
aux fictions théologiques longtemps avant que les préparations convenables fussent assez accomplies. La fin de révolution mentale est donc encore moins douteuse que son début.
La Femme. Cotte explication de votre Loi des trois états me laisse, mon père, beaucoup de nuages, envers les cas fréT[uents où Tesprit humain me semble à la fois théologique, métaphysique, et positif^ suivant les questions dont il s'occupe. Si cette coexistence restait inex^ pliquée, elle compromettrait directement votre règle dynamique, qui pourtant me paraît incontestable. Délivrez-moi, je vous prie, d'une telle perplexité.
Le Prêtre. Elle disparaîtra, ma fille, quand vous remarquerez Tordre constant qui préside à la marche simultanée de nos diverses conceptions théoriques , suivant la généralité décroissante et la complication croissante des phénomènes correspondants. De là résulte une loi complémentaire, sans laquelle Tétude dynamique de Tentendement humain resterait obscure, et même presque inapplicable. Vous comprenez aisément que, des phénomènes plus généraux étant nécessairement plus simples, les spéculations correspondantes doivent être plus faciles et présentent dès lors un essor plus rapide. Cette gradation qui se vérifie même envers les diverses phases théologiques, convient surtout à Télat positif, d'après les laborieuses préparations qu'il exige. Voilà comment certaines théories restent métaphysiques^ tandis que d'autres plus simples sont déjà devenues positives, quoique de plus compliquées demeurent encore théologiques Mais jamais on