TROISIÈME PARTIE
Ce suprême pouvoir appartient au Grand Prêtre de l'Humanité, qui résidera naturellement dans la métropole parisienne de l'Occident régénéré. Son traitement personnel est quintuple de celui des prêtres ordinaires, outre les frais matériels qu'exigera son immense service.
Il gouverne seul tout le clergé positif, en instituant, déplaçant, et même révoquant, sous sa responsabilité morale, ses membres quelconques. Sa principale sollicitude consiste à maintenir l'intégrité du caractère sacerdotal contre les diverses séductions temporelles. Tout prêtre servile ou séditieux, qui prétendrait à la domination politique en flattant le patriciat ou le prolétariat, serait fmalement exclu du sacerdoce, sauf à figurçr exceptionellement parmi ses pensionnaires, s'il avait assez de mérite théorique.
Pour l'ensemble de ses attributions, le chef suprême du positivisme* occidental se trouve assisté par quatre supérieurs, nationaux, dont le traitement est moitié moindre que le sien. Us régissent respectivement, sous sa direction, les quatre classes d'églises italiennes, espagnoles, germaniques, et britanniques. Quant à la France, le Grand Prêtre y tient lieu de supérieur national, quoiqu'il puisse d'ailleurs émaner de l'une quelconque des cinq populations positivistes. Son remplacement normal s'accomplit, comme dans Tordre temporel, d'après sa propre désignation, mais sanctionnée ici par l'assentiment unanime des quatre chefs partiels, et même, en cas de partage, suivant le vœu des deux mille doyens presbytériaux.
274 CATÉCHISME POSITIYiSTE.