DEUXIÈME PARTIE
Tappréciation générale de la hiérarchie positive. Car la sociologie peut-être aisément conçue comme absorbant la biologie à titre de préambule, et la morale à titre de conclusion. Quand le mot Anthropologie sera plus et mieux usité, il deviendra préférable pour cette destination collective, puisqu'il signifie littéralement Étude de Vhomme. Mais on devra longtemps employer ici le nom de sociologie^ afln de caractériser davantage la principale supériorité du nouveau régime intellectuel, consistant surtout dans Tintroduction encyclopédique du point de vue social, essentiellement étranger à Tancienne synthèse.
Les êtres vivants sont nécessairement des corps, qui, malgré leur plus grande complication, suivent toujours les lois plus générales de Tordre matériel, dont Timmuable prépondérance domine tous leurs phénomènes propres, sans toutefois annuler jamais leur spontanéité. Un troisième pas encyclopédique, pleinement analogue aux précédents, subordonne donc la biologie, et, par suite, la sociologie avec la morale, à la grande science inorganique que j'ai nommée COSMOLOGIE. Son vrai domaine consiste dans Tétude générale de la planète humaine, milieu nécessaire de toutes les fonctions supérieures, vilales, sociales, et morales. Elle serait donc mieux, qualifiée par le mot Géologie, qui présente directement une telle signification. Mais Tanarchie académique a tellement dénaturé cette expression que le positivisme doit renoncer à l'employer, jusqu'à la prochaine élimination de la prétendue science qu'on en a décorée. Alors on pourra mieux suivre les lois du langage,
en appliquant, à Teaseinble des études inorganiques, une dénomination plus exacte, dont la nature concrète doit même rappeler davantage le besoin d'apprécier chaque existence dans le cas le moins compliqué.
Je bornerais ici Topération encyclopédique, sans ié* composer aucunement la cosmologie, si je n'avais en vue que Tétat final de la raison humaine, qui devra contracter les sciences inférieures et dilater les supét rieures. Mais il faut aussi pourvoir maintenant aux be-; soins spéciaux de Tinitiation occidentale, dont Véqui* valent essentiel se reproduira toujours dans chaque évolution individuelle. Ce double motif m'oblige à distinguer, en cosmologie, deux sciences égaleméût fondamentales, dont l'une, sous le nom général dé PHY- SIQUE, étudie directement rensemtjle de l'ordre matériel. L'autre, plus simple et plus générale, justement qualifiée de MATHÉMATIQUE, sert de base nécessaire à celle-ci, et dès lors à tout rédifîce théorique, en appréciant d'abord l'existence la plus universelle, réduite aux seuls phénomènes qui se retrouvent partout. Sans cette décomposition, on ne concevrait point l'essor spontané de la philosophie positive, qui ne put commencer que par une telle étude, que son perrectionnement plus rapide fit d'abord regarder comme la science unique. Quoique son nom rappelle beaucoup trop ce privilège initial, depuis longtemps effacé, on devra le conserver jusqu'à ce que la supériorité naturelle de ce type scientifique et logique ait assez réglé Tessor populaire des lois encyclopédiques. Alors une dénomination moins vague et mieux construite pourra caractériser