DEUXIÈME PARTIE
meQts essentiels de Tordre social, le sexe affectif, la classe coDlemplalive, c'est-à-dire le sacerdoce, et la force pratique. Ils sont ainsi rangés suivant leur dignité décroissante, mais aussi d'après leur indépendance croissante. Le dernier constitue donc la base nécessaire de toute Téconomie du Grand-Élre, selon la loi fondamentale, devenue pour vous familière, qui partout subordonne les plus nobles attributs aux plus grossiers.
En effet, les besoins continus résultés de notre constitution corporelle imposent à THumanité une activité matérielle qui domine Tensemble de son existence. Ne pouvant se développer que par une coopération croissante, cette activité, principal stimulant de notre intelligence, fournit surtout à notre sociabilité sa plus puissante excitation. Elle y subordonne de plus en plus la solidarité à la continuité, où réside le plus décisif comme le plus noble de tous les attributs du Grand-Être. Car, les résultats matériels de la coopération humaine dépendent davantage du concours des générations successives que de celui des familles coexistantes. Loin d'être radicalement défavorable à l'essor intellectuel et moral, cette prépondérance continue de la vie pratique doit donc fournir la meilleure garantie de notre unité, en procurant à l'esprit et au cœur une direction déterminée cl une destination progressive. Sans cette impulsion universelle, nos meilleures dispositions mentales, et même morales, dégénéreraient bientôt en tendances vagues et incohérentes, qui n'aboutiraient à aucun progrèS; privé ou public.
Toutefois, la source, nécessairement personnelle, d'une telle activité doit d'abord lui imprimer un caractère profondément égoïste, que peut seule rendre altruiste la transformation graduelle résultée de l'essor collectif. C'est pourquoi la constitution générale do l'ordre social ne serait point assez appréciée si Ton n'y décomposait pas la classe active en deux éléments toujours distincts et souvent opposés. Ils doivent spécialement développer, l'un l'impulsion pratique, avec la personnalité que suppose sa principale énergie, l'autre la réaction sociale qui l'ennoblit de plus en plus.
Pour cette décomposition indispensable, il suffit de diviser la force active en concentrée et dispersée, suivant qu'elle^ résulte de la richesse ou du nombre.
Quoique la première ne puisse être qu'indirecte, elle prévaut ordinairement, et même déplus en plus, comme représentant la continuité, tandis que la seconde correspond à la solidarité. Car, les trésors matériels que l'Humanité confie aux riches proviennent surtout d'une longue accumulation antérieure, malgré le besoin permanent de la rénovation partielle qu'exige leur consommation nécessaire. Toute forte impulsion pratique émane donc du patriciat où résident ces puissants réservoirs nutritifs, dont la principale efficacité sociale résulte de leur concentration personnelle. C'est ainsi que la propriété matérielle est directement consacrée par la religion positive, comme la condition fondamentale de notre activité continue, et dès lors la base indirecte de nos plus éminents progrès.
Le second élément pratique, sans lequel le premier