TROISIÈME PARTIE
Les convergences dues à l'essor positif, scientifique, esthétique, et technique l'emportent, à beaucoup d'égards, sur les divergences provenues de la rupture du lien catholique , et même d'inie vicieuse nationalité. Mais cette vaste république spirituelle ne comprend guère que le cinquième de toute la population humaine. Il importe donc d'apprécier, en général , comment l'Occident r.'généré devra graduellement réunir à sa foi les habitants quelconques de notre planète.
Quand la réorganisation occidentale se trouvera suffisamment assurée, ce digne prosélytisme extérieur deviendra la principale occupation collective du sacerdoce positif. Malgré les prétentions temporelles, son privilège exclusif ne saurait être contestable envers une telle attribution. Si le sacerdoce est déjà seul compétent pour régler dignement les rapports mutuels des divers peuples occidentaux, i\ plus forte raison doit-il régir, sans aucune concurrence , les plus vastes relations sociales. A travers des dominations éphémères et désastreuses, c'est aux perfectionnements scientifiques ou techniques qu'on doit réellement toutes les communications utiles et durables de l'Occident avec le reste de la planète humaine. Le génie toujours relatif du positivisme le rend exclusivement propre h comporter de véritables missions, capables de rattacher graduellement les
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populations quelconques à son unité caractéristique , seule digne de tout embrasser.
La Femme, Cette immense conversion , nécessaire à la pleine constitution du Grand-Être, doit suivre , mon père, une marche naturelle, dont je voudrais connaître le caractère essentiel.
Le Prêtre. Il résulte, ma fdle, des affinités décroissantes du positivisme occidental avec les diverses populations étrangères, d'abord monothéistes, puis polythéistes, et enfin fétichistes. Mais les cas qui semblent les plus défavorables, d'après une moindre préparation spontanée , comportent , au contraire , une plus grande intervention systématique , quand on applique dignement la lliéorie générale des tran sitions humaines. Toute la conversion peut être suffisamment ébauchée en trois générations , une pour chaque degré principal, en laissanl au siècle suivant à développer les différentes bases duniformité posées par un sacerdoce nombreux et zélé, si! (;st convenablement assisté .
Le premier cas concerne les monothéistes orientaux , d'abord chrétiens , puis musulmans , ou la Russie et la Turquie avec la Perse. De part et d'autre , on peut élever les populations au niveau final de l'Occident , sans leur imposer une servile et dangereuse imitation de la marche orageuse et difficile qu'exigea l'évolution originale. Même dès au-