PREMIÈRE PARTIE. U
lique. Au contraire , le prince éternel des vrais pliilosophes, l'incomparable Aristote , posa déjà toutes les bases essentielles des plus hautes études statiques, sur la vie , Fintelligence, et la société. Mais, suivant cette marche nécessaire , le complément dynamique devient partout indispensable. Sans lui , l'appréciation statique reste toujours provisoire, de manière à ne pouvoir assez guider la pratique, qu'elle entraînerait isolément à de graves erreurs, surtout envers les cas principaux.
La loi statique de notre entendement devient, pour le positivisme, une simple application du principe fondamentil qui partout subordonne l'homme au monde. Elle consiste, en effet, dans la subordination continue de nos constructions subjectives à nos matériaux objectifs. Le génie d'Aristote en ébaucha la notion générale par cet admirable aperçu : // ny a\ rien dans r entendement qui n'ait d'abord émané de la sensation. Mais, les modernes ayant souvent abusé d'un tel axiome pour représenter notre intelligence comme purement passive, le grand Leibnitz fut obligé dy joindre une restriction essentielle , destinée à formuler la sponLanéiJi de nos dispositions mentales. Cette explication, qui se bornait réellement à mieux développer la maxime d'Aristote, fut complétée par Kant, d'après son immortelle distinction entre les deux réalités, objective et subjective.